Désirs d'avenir Alsace

Comité Désirs d'avenir Alsace

jeudi 30 avril 2009

Le 1er Mai vu par Ségolène

3492138442_c8b7c9c7c2"A la veille du 1er mai, le lien entre l’actualité et le thème de la fraternité est évident, alors que les Français ont tellement soif de respect, de justice et d’efficacité dans l’action publique.

Demain, je serai à Niort, aux cotés des salariés de la Région Poitou-Charentes qui se battent pour leur avenir, et particulièrement ceux d’Heuliez, qui attendent toujours de l’Etat la concrétisation des annonces faites pour permettre la production de véhicules électriques, ce qui pourrait non seulement sauver l’entreprise mais aussi donner un avenir à l’industrie automobile française. Il y a de la part du pouvoir une inertie incompréhensible au moment où on nous annonce que la Chine serait sur le point de produire la voiture électrique grand public (voir l’article des Echos d’hier, 29 avril) et où les Etats-Unis viennent de décider d’y consacrer 2,5 milliards de dollars.

Espérons que, partout, la mobilisation des salariés obligera le gouvernement à changer de politique.

Nous devons également soutenir le combat des salariés des Outre Mers, et en particulier ceux de Guadeloupe. Car comme me le confirmait Elie Domota, il y a quelques jours, aussi incroyable et irresponsable que cela puisse paraître de la part du gouvernement, la prime de 200 euros, qui a fait l’objet de la signature d’un accord, n’est toujours pas versée aux salariés. Pas même la part de l’Etat. Là encore, cette inertie est coupable. Elle nourrit l’exaspération qui risque de déboucher à nouveau sur des conflits sociaux plus graves.

Nous devons toujours nous rappeler à chaque événement, et en particulier lors de cette Fête du travail du 1er mai, comment nous nous inscrivons dans l’histoire. Il n’est jamais inutile de rappeler les grands événements qui nous ont précédés. Ils montrent que le progrès social a rarement été donné aux salariés mais qu’ils l’ont souvent obtenu grâce à un rapport de forces exigeant plus d’égalité. Pour mémoire, voici d’où vient cette date du 1er mai et quelle a été son histoire :

1884 : Le congrès des syndicats américains se donne deux ans pour obtenir la journée de 8 heures. Leur action débute le 1er mai.

1er mai 1886 : La pression syndicale permet à 200 000 travailleurs américains d'obtenir la journée de 8 heures. Mais beaucoup de patrons résistent. 340 000 travailleurs sont en grève dans tout le pays. Le 3 mai, une manifestation fait trois morts chez les grévistes.

20 juillet 1889 : La deuxième Internationale socialiste décide de faire de chaque 1er mai une grande journée de manifestations pour la journée de 8 heures.

1er mai 1890 : Célébration concomitante dans plusieurs pays. En France, les manifestants arborent le « triangle rouge » symbolisant la division de la journée en trois parts égales : travail, sommeil, loisirs.

1er mai 1891 : A Fourmies, cité industrielle textile de 15 000 habitants, en majorité ouvriers. Un appel à la grève est lancé, qui réclame la journée de 8 heures et la hausse des salaires. La manifestation devait être festive et pacifique. Les mots d'ordre sont : « C'est les 8 heures qu'il nous faut » et « C'est nos frères qu'il nous faut » (frères : fraternité…). Sous l'impulsion des patrons, le maire demande des renforts armés (compagnies d'infanteries). A 18h15, 150 à 200 manifestants font face à 300 soldats équipés du nouveau fusil Lebel. Les cailloux volent, les soldats tirent. 9 morts et au moins 35 blessés. Clémenceau rend hommage au « 4ème Etat qui s'est soulevé » et dénonce l'attitude des forces de l'ordre (même si, en 1906, il mobilisera la troupe contre les manifestations ouvrières...).
Après le drame de Fourmies, le 1er mai s'enracine dans la tradition des luttes ouvrières européennes.

1er mai 1936 : Deux jours avant le deuxième tour des élections législatives qui verront la victoire du Front Populaire.

1947 : Le 1er mai devient jour chômé et payé pour tous les salariés sans conditions.

1948 : Officialisation de la dénomination « Fête du travail ».

Pour conclure, voici le témoignage révolté - relevé dans le Nouvel Observateur - d’Edouard Martin, représentant syndical CFDT d’Arcelor Mittal, entreprise emblématique du mépris subi par les ouvriers. Il y décrit un dialogue social déplorable, l’avidité des actionnaires et la parole politique non tenue, celle du Président de la République, bref, le gâchis lamentable d’un potentiel industriel :

« Comment ne pas en vouloir à ces dirigeants ‘’esclaves ‘’ de la finance, des fonds de pension, de la bourse ou autres banquiers mais qui font porter les chaînes à leurs salariés ?(…) La situation de la Maison France continue de se détériorer à grande vitesse (…) Les salariés abusés, écoeurés et morts d’inquiétude continuent de ‘’siffler’’ cette bien mauvaise partie. Oui, ils sifflent mais ce ne sont que des sifflets. Attention au jour où ils décideront de se mettre à… ‘’cracher’’ ».

signature

Ségolène Royal

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Notre première université populaire : la fraternité en débat

3488545416_ffdc174205Message de Ségolène 

Chères amies, chers amis,

Notre première université populaire sur le thème de la fraternité, autour de Régis Debray et de nombreux intellectuels, a été un très vif succès.

Pendant quatre heures, nous avons écouté, appris et débattu.

Conformément à l’idéal de démocratie participative, je veux mettre l’excellence intellectuelle  et universitaire à la portée de tous. C’est pourquoi les universités populaires sont toutes consultables sur Internet en cliquant ICI.

Les prochaines sont déjà programmées, comme je l’ai rappelé hier en conclusion de notre travaux. Voici les thèmes et les dates :

  • 18 mai : Quel avenir pour les relations Afrique-Europe ? (dans la continuité du discours prononcé à Dakar, avec de grands intellectuels africains)
  • 13 juin : Débat sur la crise économique, sociale et financière, autour de Philippe Aghion, professeur d'Economie à Harvard. Nous ferons venir face à des économistes de haut niveau, des chefs d'entreprise de PME afin de confronter l'intérêt économique avec ce que vivent au quotidien les chefs d'entreprise et leurs salariés.
  • 20 juin : Débat sur la démocratie participative, l'engagement et les valeurs.
  • 28 juin : Débat sur la culture, piloté par Pierre Bergé.
  • 2ème week-end de septembre : Fête de la Fraternité, à Montpellier.


Et, en région Poitou-Charentes :

  • 29 mai : 5ème rencontre Europe-Amérique Latine, autour du réseau de démocratie participative. Thème : démocratie participative et Internet. A Poitiers.
  • 1, 2 et 3 octobre : avec Edgar Morin, Université populaire sur les politiques de civilisation et les sept défis de l'avenir (Économie, Sociale, Politique, Éducation, Environnement, Pensée et Éthique). A Poitiers.

Voir la vidéo de l'intervention de Ségolène Royal, hier, en cliquant sur l'image ci-dessous.

interventionSR

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mardi 28 avril 2009

17 avril 2009 : Première AG Régionale de DA Alsace

IMGP0091Dans le "clair- obscur" d'une winstub du Vieux Colmar, une chaleureuse rencontre entre bas-rhinois et haut-rhinois !   

De Wissembourg à Mulhouse, avec un petit crochet par l'Allemagne pour ne pas oublier Jean-Paul et nos frontaliers en passant par Strasbourg, Sélestat, Colmar, Guebwiller, Kingersheim, et bien d'autres petits chemins, ils sont venus, ils étaient là, réunis dans une ambiance d'écoute, de réflexion, de proposition ! 

Car ils y croient...........et tchin !

A nos retrouvailles, à la réactualisation des idées, à la rénovation des méthodes, à l'éthique politique,

A la fraternité !

Et en avant-première, voici cette inoubliable soirée en photos !

Pour voir les photos, cliquez ici

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lundi 27 avril 2009

Invitation

Ségolène Royal
a le plaisir de vous convier
à une soirée exceptionnelle de réflexion
et d’échange sur


La Fraternité
en débats


Avec la participation de nombreux intellectuels autour de Régis Debray
auteur du Moment fraternité
(Gallimard, 2009).


Ce mercredi 29 avril 2009
de 18 à 22 heures

Salle des fêtes de la Mairie du 4ème arrondissement
2 place Baudoyer
M° Saint Paul ou Hôtel de Ville

Programme de la soirée :

18 h : Mot d'accueil de Ségolène Royal

18h10 : Intervention de Régis Debray

Première partie :
Origines et signification de la fraternité

Médiateurs : Régis Debray et Jean-Pierre Mignard

18h25 : La tradition républicaine et la tradition libérale : Robert Damien et Pierre Manent

19h10 : La fraternité, de l'histoire républicaine à la France d'aujourd'hui : Jean-Claude Guillebaud et Charles Conte

20 h : Débat avec la salle

Deuxième partie :
La fraternité aujourd’hui

Médiateurs : Régis Debray et Dominique Bertinotti

20h30 : La fraternité dans le monde du travail : Anousheh Karvar et Daniel Le Scornet

21h15 : La fraternité vue d'Afrique et du Proche-orient : Salim Abdelmadjid et Jean-Claude Petit

Débat avec la salle

Synthèse des débats
par Jean-Pierre Mignard
avocat et président de Désirs d’avenir

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« La fraternité, c'est un regroupement sur critères symboliques, qui prend à rebrousse poil le "je préfère mon frère à mon cousin et mon cousin à mon voisin". On ne naît pas frère, on le devient, par un acte de fraternisation. Une fraternité est une famille non pas dénaturée, mais transnaturée.

Régis Debray, Le Moment fraternité, 2009

« Nul pays ne peut vivre sans ce sentiment de commune appartenance qui le conduit à transgresser l’indifférence du « on » et la frilosité du « je » pour assembler la joie d’un « nous ». La fraternité dépasse les différences qui hier paraissaient insurmontables, elle suscite un élan vers quelque chose de plus grand qui nous rassemble.
En un mot, elle nous permet d’affronter les grands défis et suggère aux peuples les grands desseins. »

Ségolène Royal, 28 mars 2009

Biographie des intervenants :

Pierre MANENT : normalien, directeur d'études à l'EHESS au Centre de recherches politiques Raymond Aron et professeur associé à Boston College. Assistant auprès de Raymond Aron au Collège de France, il a participé à la création de la revue Commentaire et fait toujours partie du comité de rédaction. Auteur de Les Libéraux et Tocqueville et la nature de la démocratie, 1982, dans lequel il tente de retracer la genèse de la philosophie politique moderne. Il a contribué, dans le cadre du centre Raymond-Aron, à un mouvement de redécouverte des grands textes libéraux français. Dans La Raison des nations (2006), Manent livre ses réflexions sur la construction européenne et l'avenir de la nation, au moment des lendemains difficiles du non français au référendum pour l'adoption d'un Traité établissant une Constitution pour l'Europe. Son dernier ouvrage : enquête sur la démocratie (2008)

Robert DAMIEN, Professeur à l’Université de Franche-Comté. Il est l’auteur entre autres de Bibliothèque et Etat (PUF, 1995), La grâce de l’auteur (Encre Marine 2001) et de Le conseiller du Prince – De Machiavel à nos joursConflit, Conseil (Presses Universitaires de Franche-Comté, 2006).

Jean-Claude GUILLEBAUD, écrivain essayiste et journaliste connu pour ses reportages importants dans le monde des idées. Il est né à Alger en 1944. Journaliste au quotidien "Sud Ouest", puis au Monde et au Nouvel Observateur, il a également dirigé Reporters sans frontières. Il est l’auteur entre autres de Le commencement d'un monde : vers une modernité métisse (Seuil, 2008), de La refondation du monde (Points, 2008), et de La tyrannie du plaisir (Points, 2008).

Charles CONTE : Chargé de mission, secteur laïcité, à la Ligue de l'enseignement. Rédacteur du site laicite-laligue.org qui a pour objectif de "faire vivre la laïcité" au travers de l'actualité. Coordonateur du numéro de la Revue Panoramique « Comment peut-on être franc-maçon ? »
Christiane Taubira : diplômée d'économie et d'agro-alimentaire à Paris, elle est professeur de sciences économiques en 1978. Députée de Guyane depuis 1993, Christiane Taubira a donné son nom à la loi du 21 mai 2001 reconnaissant l’esclavage comme un crime contre l’Humanité.

Dominique BERTINOTTI : Maire du 4ème arrondissement de Paris, membre du Bureau national du Parti socialiste, Dominique Bertinotti, auteure d’une thèse sur la vision de la France de François Mitterrand, est également agrégée d’histoire et maître de conférence d’histoire à l’université Paris VII.

Daniel LE SCORNET : Ancien Président de la Fédération des mutuelles de France. Auteur de l'Eloge du social

Anoushesh KARVAR est secrétaire nationale de la CFDT, responsable de la politique internationale et des questions de société. Titulaire d’un doctorat d’histoire des sciences et de sociologie, elle a été vice-présidente de l’Observatoire des Cadres, puis directrice de la revue Cadres CFDT. Devenue secrétaire nationale de la CFDT Cadres en 2001, elle en est devenue la Secrétaire générale adjointe en 2003. Elle est l’auteur, avec Luc Rouban, de Les Cadres au travail. Les nouvelles règles du jeu (La Découverte, Collection entreprise et société, 2004). Elle est membre du comité consultatif de la Halde (Haute autorité de la lutte contre les Discriminations et pour l’Egalité) et Membre de la CNCDH (Commission Nationale Consultative des Droits de l’Homme).

Salim ABDELMAJID né en 1982 à Alger est normalien et agrégé de philosophie. Il organise à l'ENS un séminaire de philosophie intitulé "Un concept d'Afrique". Il a notamment publié un article au sein de la revue "Esprit" (Août-Septembre 2007), intitulé "Joseph Ki-Zerbo : Le savant, le politique et l'Afrique". Doctorant en philosophie, il s'apprête à rédiger une thèse intitulée "Un concept d'Afrique".

Jean-Claude PETIT : ancien directeur de l'hebdomadaire La Vie, enseigne à l'Université de Montréal, Québec. Co-auteur avec Jean Rigal d'Artisans d'une Eglise nouvelle : Dans l’entreprise, l’école, le quartier, la vie économique et politique, on parle de participation, de cogestion, d’autogestion ... Et dans l’Église, où en est la coresponsabilité ?  Il revient d’un voyage au Proche-Orient.

Jean-Pierre MIGNARD : Président de Désirs d'avenir, membre du Conseil national du Parti socialiste. Avocat au barreau de Paris, spécialiste des questions de droit pénal des personnes et des affaires. Il a notamment participé à des arbitrages internationaux en droit de l'environnement à La Haye et Paris. Il a également effectué de nombreuses missions sous mandat de l’Organisation des Nations unies (ONU) ou d’Organisations non gouvernementales (ONG). (PUF, 2003). Editeur de plusieurs ouvrages collectifs, sa recherche vise à construire une épistémologie politique du conseil comme en témoigne son dernier ouvrage (1988)

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Tous réunis le 1er mai avec les travailleurs !

Le PS a annoncé qu'il manifesterait à Paris, le 1er mai, derrière sa «direction rassemblée» autour de sa première secrétaire Martine Aubry, Ségolène Royal et Bertrand Delanoë. «A l’occasion du 1er mai, qui cette année rassemblera dans l’unité les organisations syndicales pour exiger à nouveau de Nicolas Sarkozy qu’il change de politique économique et sociale face à la crise, le Parti socialiste se mobilisera fortement», estime le PS dans un communiqué.

Ségolène Royal a, de son côté, confirmé sur RTL qu’elle participerait «bien volontiers» à des actions communes, car les «socialistes doivent être rassemblés». L’idée d’un meeting commun au cours de la campagne européenne, entre les deux ex-rivales du congrès de Reims est aussi envisagée.

Le défilé du PS scellera donc les retrouvailles publiques d’Aubry et des deux autres socialistes qui briguaient sa place à la tête du parti. Et représente un nouveau signe du réchauffement entre la maire de Lille et l’ex-candidate à la présidentielle: après l’entrée des partisans de Royal dans la direction du PS le 24 février et la réaction d’Aubry qui s’était dite «heureuse que Ségolène ait dit ce qu’elle a dit» dans son contre-discours de Dakar.

Depuis 2002, le PS n’avait par ailleurs pas participé en tant que tel au grand défilé parisien de la Fête du travail. Le 1er mai 2002 avait été l’objet d’une grande manifestation, au lendemain du premier tour de la présidentielle, pour faire barrage à Jean-Marie Le Pen, présent au deuxième tour.

(Source AFP)

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vendredi 24 avril 2009

Plan Sarkozy contre le chômage des jeunes : Jeunes d'Avenir Haut-Rhin réagit !

Du sparadrap sur une gangrène.

La situation sociale se dégrade partout et la France est la lanterne rouge de l’Union Européenne avec 23% de ses moins de 25 ans au chômage en février 2009 (en progression annuelle de 32%). Le chef de l’Etat décide enfin d’agir en annonçant en grande pompe un plan de 1,3 milliard d’euros financé par l’Etat (via le Fonds d’investissement social), en faveur des jeunes et tout particulièrement ceux qui sont sans qualification.
Malheureusement ce qui s’apparente plus à une grande manœuvre électoraliste ne sera qu’un sparadrap posé sur une jambe gangrenée.

Le chômage de masse est un phénomène récurrent chez les moins de 25 ans (entre 16% et 25% ces trente dernières années), il agit comme une épine qui empêche la prise d’autonomie et retarde le passage à une vie d’adulte. Mal mené par les étudiants et le monde universitaire depuis près de six mois, souffrant d’une impopularité chronique chez les jeunes en général, le Pouvoir en place se trouve dans une situation délicate en ce début de campagne européenne. Il entend maquiller la toiture de la maison « Jeunesse » tout en étant dans un processus de casse de ses fondations. Ce plan vise à aider les jeunes sortant du système éducatif sans qualification (entre 60 000 et 160 000 par an), alors que les attaques contre l’éducation se multiplient : menace de suppression de l’école maternelle (que de nombreux pays nous envient !) au profit de la garderie, passage à la semaine de 4 jours où il est demandé aux enfants d’acquérir plus de connaissances en moins de temps. N’oublions pas les nombreuses coupes budgétaires, faites de la maternelle à l’université, avec comme conséquences des suppressions de postes et une augmentation du nombre d’élèves par classe.

Quelle est donc la logique de ce Gouvernement
qui d’un côté affaiblit le processus d’apprentissage, et de l’autre, par de grands plans de communication à la veille d’échéances électorales agit en surface pour aider les jeunes, victimes d’une mentalité du « marche ou crève » ?

La jeunesse n’est pas un problème, mais une partie de la solution. Le problème actuel est le dysfonctionnement du marché du travail où l’on fait supporter aux « nouveaux entrants » le poids de la flexibilité et de la précarité. Là encore, les effets pervers du paquet fiscal mis en place dès son arrivée par le Président de la République se font sentir ; l’exonération des heures supplémentaires tue l’emploi des jeunes.            

Nous refusons que notre génération fasse les frais de la crise
et des manœuvres électoralistes d’un Pouvoir qui ne voit dans la jeunesse qu’une variable d’ajustement. Nous réclamons pour ceux qui sortent du système éducatif sans qualification, que leur avenir soit garantit et qu’une lutte sans merci soit menée contre l’échec scolaire. Nous refusons que les jeunes diplômés servent de main-d’œuvre quasi-gratuite durant des périodes de stages de plus en plus longues et qu’une fois sur le marché du travail, ils soient utilisés comme de vieux kleenex dont on se débarrasse à la première occasion.

L’équipe des Jeunes d’avenir Haut-Rhin.

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Lur sur les blogs : "Elle cogne. Elle a raison."

Par Jean-Luc Mélanchon

"...Un mot en faveur de Ségolène Royal et de ses excuses d’un côté et de l’autre. Elle cogne. Elle a raison. Les bégueules qui lui chipotent leur soutien n’ont décidément rien compris au moment politique. La lutte contre Sarkozy n’est pas le bal des petits lits blancs et la gauche n’a pas à y jouer le rôle de la chaisière.

Il s’agit juste de montrer que nous ne laissons rien passer au pouvoir. Que Nicolas Sarkozy n’est pas intouchable. Qu’il est ridiculisable.

Les visiteurs socialistes du Président, quelles que soient les circonstances, les diners, les gouters auxquels on les invite, où ce que l’on veut, ne doivent jamais oublier qu’ils ne sont pas ses obligés parce qu’ils ont été reçu !

Source : http://www.jean-luc-melenchon.fr/

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Le président et l’irresponsabilité langagière

Par Sophie Bouchet-Petersen, conseillère de Ségolène Royal. L’absence de tenue et de retenue de Nicolas Sarkozy écorne l’image de la France et fait du tort à son économie.

L’incontinence langagière de Nicolas Sarkozy est de notoriété publique. Aux psys d’apprécier ce qu’il entre d’infantile dans cette jouissance de la transgression verbale, cet acharnement à rapetisser autrui, ministre, opposant de la République ou chef de gouvernement étranger. Je ne ferai à l’exhibition de cette ivresse de soi, aussi répétitive qu’un symptôme, nul procès en « folitude », car c’est de politique qu’il s’agit et, pour le pays, de conséquences diplomatiques ou économiques.   

Briser les codes pour parler vrai, je n’y verrais que des avantages. Gavés de langue de bois, de coton ou de caoutchouc, overdosés de double langage, lassés de ces parlers technos qui tuent jusqu’à l’envie de tendre l’oreille, les Français ont, je crois, soif de mots plus francs. C’est pourquoi, quand Ségolène Royal refuse d’édulcorer les brutalités coloniales ou sociales, elle n’est pas approuvée par tous mais toujours entendue. Avec Nicolas Sarkozy, il ne s’agit pas de poser les mots justes sur ce qui est, fût-ce en rendant à la parole politique sa nécessaire puissance de scandale, mais encore et toujours d’obsessionnelle sculpture de soi. Sur fond de politiques publiques impuissantes voire aggravantes, les rodomontades présidentielles ajoutent au tourment du pays. Loin d’impressionner la planète, cette absence de tenue et de retenue fait de la France un objet de risées.

Dans l’entourage de Barack Obama, chez les mieux disposés à l’égard du président français, le vent a tourné. Nous avons eu honte de la servilité à l’égard du bushisme finissant. Nous n’avons pas lieu d’être fiers qu’à l’heure où s’y affirme une manière autrement prometteuse de comprendre le monde le signal France soit si faible sur le radar de la Maison-Blanche.

Le rayonnement de la France a toujours été fonction de sa capacité à porter une parole forte, indépendante et digne de foi. Ce sont nos idées et leurs mots qui nous valurent, à certains moments de l’histoire, le respect. Le discours du général de Gaulle à Phnom Penh, la qualité du couple franco-allemand du temps de Mitterrand, Dominique de Villepin exposant à l’ONU pourquoi la France n’interviendrait pas en Irak, cela avait une autre allure que notre piteuse réintégration dans une Otan inchangée ou ces anecdotes fielleuses dont les plus friands ne sont pas les derniers à pointer la vulgarité. Parce que cette parole politique est un de nos atouts les plus précieux, tout ce qui la galvaude, tout ce qui la trivialise affaiblit et discrédite le pays. Dilapider ce capital en d’innombrables écarts de langage est plus qu’une faute de goût, une faute professionnelle.

A l’étranger, désormais, on se gausse, on s’exaspère de la France. Or, l’atteinte portée à l’image du pays par l’irresponsabilité langagière du chef de l’Etat complique la tâche de nos entreprises sur le marché mondial. En faisant de « la marque France » quelque chose d’un peu ridicule, voire de carrément irritant, Nicolas Sarkozy nuit aux intérêts économiques du pays. Les entrepreneurs le savent bien : ce n’est pas simplement un produit qu’on vend à ses clients, mais aussi un récit ; à l’étranger, quelque chose de la France et de l’idée que l’acheteur s’en fait. Isoler la France à force de dénigrements tous azimuts, c’est jouer un bien mauvais tour à nos entreprises implantées à l’étranger ou tournées vers l’exportation.

Pendant la campagne présidentielle, un ambassadeur américain bon connaisseur du business globalisé avait observé froidement que l’élection de Ségolène Royal pouvait rapporter à la France un ou deux points de produit intérieur brut supplémentaires. Il ne parlait pas là de son projet politique, peu à son goût, mais du fait que l’élection à la plus haute fonction d’une femme ne manquant ni d’allure ni d’allant moderniserait l’image de la France et serait pain bénit pour ses entreprises dans l’arène internationale. Pragmatique, il tenait la bonne image d’un pays et la capacité à l’incarner pour un avantage comparatif sonnant et trébuchant.

La mauvaise image d’un pays et de ses gouvernants constitue vite, sur le marché, un handicap dans la compétition. Voilà, en sus d’une orientation à la baisse de la morale publique, le désarmement économique auquel nous exposent les inconséquences langagières du chef de l’Etat. Car le consommateur des pays qui se sentent insultés a un pouvoir de sanction, c’est-à-dire le boycott de nos produits. Certaines causes valent qu’on prenne ce risque : ce fut le cas quand il fallut payer d’une bouffée de francophobie américaine notre position sur la guerre en Irak. Tel n’est pas le cas aujourd’hui, à moins de prendre l’ego présidentiel pour une grande cause nationale.

Dans l’état de plus en plus désastreux de notre balance commerciale, on aurait tort de plaisanter avec cette dimension immatérielle de la compétitivité française. Le mélange de familiarité surjouée et d’agressivité débridée qui caractérise la parole sarkozyenne est en train de devenir contre-productif. Moins de débauche verbale et de laisser-aller dans le comportement, plus de sobriété et de maîtrise de soi… Cela rendrait -service au pays.

Source : marianne2.fr 

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"Se former pour former"

La parution récente du livre de Régis Debray (Le moment fraternité, Gallimard, 2009) invite à mettre la "Fraternité en débat". Ce troisième terme de notre devise nationale, étroitement lié à l'héritage républicain et révolutionnaire français, mais"petite cousine oubliée" selon le mot de Regis, est-elle d'actualité ou à contre-temps?  D'où vient-elle, et pour nous emmener où ?

Une journée d'études, conçue sous forme de dialogues d'universitaires et intellectuels, qui alterneront avec des témoignages d'acteurs engagés dans l'action (élus et syndicalistes) examinera tour à tour la place de la fraternité dans notre histoire politique, sociale et syndicale, sa généalogie intellectuelle, ses enjeux philosophiques, sa pertinence au regard d'autres traditions politiques (africaine et américaine).

Nous vous convions à participer à ces travaux lors de cette

Journée d'études "La fraternité en débat"
le mercredi 29 avril
de 18 à 22 heures


avec la participation de Ségolène Royal

Mairie du IVeme arrondissement 
Salle des fêtes
2, place Baudoyer
75004 Paris
(M° Saint Paul ou Hôtel de Ville)

Seront présents, outre Ségolène Royal et Dominique Bertinotti : Régis Debray, Olivier Ihl (historien), Jean Claude Guillebaud (essayiste et journaliste), Christiane Taubira (députée), Daniel Le Scornet (mouvement mutualiste), Anousheh Karvar (CFDT), Robert Damien (philosophe), Pierre Manent (philosophe), Salim Abdelmadjid (philosophe), Jean Claude Petit (ancien directeur de l'hebdomadaire La Vie).

Venez nombreux !

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jeudi 23 avril 2009

Les snipers sont de sortie

Par l'équipe de Ségolène Royal

Copé, Jégo, Fillon, Lefebvre, Darcos… Ils sont tous de sortie et font dans la surenchère. « Folle », « psychotique », « délire quotidien ».

Leur violence verbale appelle la violence politique. Ils portent une responsabilité morale considérable dans la dégradation du dialogue et la brutalité des conflits sociaux.

Les snipers en tir groupés, tirant à bout portant sur Ségolène Royal ne peuvent pas l’atteindre car son gilet pare-balles est très efficace : la détermination, la soif du respect des autres, la guerre contre l’injustice, le dégoût de toutes les impostures et la force de la vérité. Surtout les millions de sans voix, qui n’en peuvent plus de ce régime, et qui n’arrivent pas à se faire entendre.

Non, ils ne réussiront pas à la faire taire, malgré toutes les intimidations et les relais de réseaux médiatiques qui tronquent, relayent et déforment.

Voyez le réseau type à l’œuvre : l’AFP (dirigée par le sarkozyste Pierre Louette, ancien membre du cabinet d’Edouard Balladur) envoie une fausse information sur « La honte d’être française » de Ségolène Royal. Information reprise en Une du Figaro, elle-même reprise dès le matin par Xavier Darcos dans un communiqué AFP… Boucle efficace mais ficelle tellement grosse !

Ah, on oubliait le commentaire scandaleux fait par Paris Match de sondages aux questions bizarres et la question posée par lefigaro.fr demandant à ses lecteurs si le PS devait sanctionner Ségolène Royal !!!

Défense de rire tellement c’est triste pour le débat démocratique. Il est vrai que pour de nombreux journalistes, ce n’est pas facile. Coups de fil du pouvoir, menace de contrôles fiscaux, intimidations, insinuations. Oui, c’est difficile pour eux surtout lorsque Nicolas Sarkozy en parle ainsi : « Les journalistes sont des nullards. Il faut leur cracher à la gueule, il faut leur marcher dessus, les écraser. Ce sont des bandits et encore : les bandits, eux, ont une morale. »

En conséquence, soyez vigilants sur l’information. Renseignez vous sur internet. Venez sur le site Désirs d’Avenir.

PS : La saga des attaques de la droite sur le problème des assistantes parlementaires, qui date de plus de dix ans, continue. Une suggestion : et si l'AFP qui est si prompte à relayer cette vieille affaire et pour laquelle sans doute une demie centaine de dépêches a déjà été publiée, prenait le soin, dans le cadre d'une information objective, de vérifier auprès des députés UMP comment ils payaient leurs assistants parlementaires à la même époque ? Etaient-ils payés par l'Assemblée nationale dans le cadre du préavis ou bien par un contrat spécifique relevant des comptes de campagne ? Quel organe de presse sera assez courageux pour faire la transparence sur cette question ? L'UMP croit tenir un bon filon, jusqu'au jour où un journaliste plus curieux que d'autres mènera une enquête sur le statut des assistantes parlementaires des députés de droite pendant les campagnes, notamment celle de 1997.

Posté par desirs_davenir à 21:11 - Désirs d'avenir - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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