mercredi 10 juin 2009
Fonctionnement de Désirs d'avenir : le conseil d'animation politique de Ségolène Royal
Le conseil d'animation politique se réunit une fois par semaine autour de Ségolène Royal.
Il est composé de :
Jean-Louis Bianco, député et président du Conseil général des Alpes de Haute-Provence
Delphine Batho, députée des Deux-Sèvres
Jean-Pierre Mignard, président de Désirs d'avenir
Najat Vallaud-Belkacem, adjointe au maire de Lyon et conseillère régionale
Guillaume Garot, député-maire de Laval
Aurélie Filippetti, députée de Moselle
Gaëtan Gorce, député de la Nièvre
Dominique Bertinotti, maire du 4è arrondissement de Paris
Jean-Jack Queyranne, président de la Région Rhône-Alpes
François Rebsamen, sénateur de la Côte d'Or
Les défis de l’avenir
Nous nous devons d’anticiper les défis de l’avenir sur la croissance
verte, l’ordre juste, la démocratie participative, l’avenir de la
social-démocratie européenne, la transformation du PS. Voici ce que Ségolène Royal a déjà dit sur ces thèmes.
- La refondation de la politique
« Cette parole que vous avez prise, je vous demande de la
garder. À ceux qui ne l'ont pas prise, je vous demande de la prendre au
plus vite. J'ai besoin de vous, de vos intelligences, de vos exigences,
de vos générosités pour construire une France qui se ressemble et qui
se rassemble. Avec moi, plus jamais la politique ne se fera sans vous !
Avec moi, plus jamais la politique ne se fera sans vous ! (…)
Je n'oublierai jamais personne car, pour que la France se relève, elle
a besoin de chacun et de chacune d'entre vous et au-delà de cette
salle.
Oui, j'ai bien dit un pacte d'honneur et de
confiance car j'ai aussi compris que vous ne croyez plus à la magie des
promesses qui n'engagent que ceux qui les donnent. Vous ne croyez plus
aux engagements d'un jour et à la démagogie. Et c'est pourquoi je veux
vous dire la vérité, la difficulté de la tâche qui nous attend, et en
même temps de ma détermination à l'accomplir avec vous. »
Villepinte, le 11 février 2007
- La démocratie participative
« La France vit une crise démocratique profonde. Les Français
considèrent que leur gouvernement ne se préoccupe pas assez de ce
qu’ils pensent, vivent, ressentent. Ils ne se désintéressent pas des
affaires publiques : ils ont soif de politique efficace et construite
avec eux. Pour agir juste, il faut s’appuyer sur la capacité
d’expertise des citoyens et les associer plus directement à
l’élaboration des décisions qui les concernent. A l’échelle nationale
comme à l’échelle régionale. La mobilisation de cette intelligence
collective donne de vrais résultats. L’autisme et l’arrogance de
gouvernement, cela ne marche pas. »
Challenges, 13 avril 2006
- La financiarisation de l’économie
« Aujourd’hui, le système bancaire fait du profit sur le dos des
pauvres. Les riches ont le moyen de renégocier leurs prêts, pendant que
les pauvres croulent
sous les tarifications bancaires, qui sont un vrai
scandale »
Meeting de Clermont-Ferrand, 19 octobre 2006
« La finance est devenue une menace pour l’économie. Les risques de catastrophe financière se sont multipliés et menacent tous ceux qui, sans y être pour rien, sont contraints d’en payer le prix.
Les comportements prédateurs se sont développés et annoncent de nouvelles crises. Certains fonds privés se sur-endettent pour racheter des PME qu’ils « pressurent » et fragilisent avant de les revendre. Le jour où ces fonds ne seront plus en mesure de rembourser ou de faire rembourser leurs prêts, une nouvelle crise financière éclatera. Il est temps d’agir. Les diplômés des écoles d’ingénieur s’orientent massivement vers les métiers de la finance et de la banque, appauvrissant le monde au lieu de créer de la richesse dans l’industrie.
Aujourd’hui, les PME se heurtent à tous les verrous.
Elles n’accèdent pas aux marchés financiers et sont éconduites par des
banques qui ne veulent prendre aucun risque. Les aides à l’innovation
sont concentrées de fait sur les grandes entreprises (80 % des aides à
l’innovation bénéficient aux entreprises de plus de 1 000 salariés, qui
ne représentent que 35 % de la recherche et développement). En plus
d’être multiples et illisibles, ces aides publiques ne sont attribuées
qu’à 9 % aux PME ».
Contribution « Combattre et proposer » (juin 2008)
« Nous proposons d’interdire aux fonds spéculatifs
d’engager plus d’argent que ne le permettent leurs réserves et de les
soumettre à la réglementation prudentielle internationale ;
confier le contrôle de la finance à la Banque centrale européenne et
élargir son mandat au soutien de la croissance ; lutter contre les
paradis fiscaux et le blanchiment d’argent sale par une politique plus
répressive ».
Contribution « Combattre et proposer » (juin 2008)
- L'ordre juste
Sécurité
«
C’est parce que nous avons le courage de regarder la réalité en face
que je crois, moi, la gauche plus capable que la droite d’assurer la
sécurité des biens et des personnes tout en offrant aux jeunes qui
dérapent autre chose que la prison pour les recadrer. C’est l’ordre
juste et la sécurité durable. »
Economie
«
Je crois, moi, que la gauche est plus capable que la droite de préparer
l’avenir du pays, de faire éclore les activités et les emplois de
demain en investissant massivement dans la formation, dans la recherche
et dans l’innovation, qui ont été dramatiquement délaissées.
Je crois, moi, que la gauche est plus capable que la droite d’instaurer un ordre économique juste fondé sur un pacte à trois – entre les entreprises, les salariés et les pouvoirs publics – qui soutienne la compétitivité en misant sur le facteur humain, sur la formation professionnelle tout au long de la vie, sur la sécurité sociale professionnelle et sur l’excellence environnementale. »
- La croissance verte, en France et au niveau Européen
«
Depuis le Sommet de la Terre, à Rio en 1992, où je représentais la
France en tant que Ministre de l’Environnement, la crise
environnementale s’est aggravée. L’absence de volonté politique et la
priorité donnée au profit à court terme ont accentué la dégradation de
l’environnement avec des conséquences humaines terribles, en
particulier pour les plus démunis qui sont aussi, trop souvent, les
plus vulnérables. Nous avons aujourd’hui une responsabilité historique
pour faire face aux défis du changement climatique, aux enjeux de
l’après pétrole et de la préservation de la biodiversité. Nous ne
devons pas avoir peur d’affronter cette réalité nouvelle. Au contraire
nous devons faire face avec responsabilité et détermination, et saisir
cette opportunité d’une transformation progressive mais profonde de nos
modes de production et de consommation. (…)
« Aujourd’hui, j’ai placé l’excellence environnementale au cœur
de mon programme et si je gagne la confiance de nos concitoyens, je
placerai le développement durable au cœur de mon action. La France doit
devenir exemplaire sur ce sujet. »
Lettre à Nicolas Hulot, 5 janvier 2007
«
Comment peut-on continuer à accepter que l’Europe ne respecte pas ses
obligations inscrites dans le protocole de Kyoto ? Comment ne pas voir
que c’est en unissant nos compétences et nos forces que nous pourrons
préparer le plus rapidement possible l’après-pétrole et le passage aux
énergies renouvelables ? Comment ne pas voir que, dans tous les pays
européens, nous sommes confrontés aux mêmes problèmes de santé, souvent
liés d’ailleurs à la dégradation de l’environnement ? Comment ne pas
voir la crise avicole, les menaces sur la qualité et la sécurité
alimentaires, les risques sanitaires qui en résultent ? Comment tolérer
que, dans nos pays développés, une femme sur dix soit désormais frappée
par le cancer du sein ? Et nous n’aurions pas la capacité, avec nos
chercheurs et nos équipes de médecins, de mettre en commun nos moyens
pour combattre les dangers qui pèsent sur notre environnement, pour
faire reculer ces maladies ? ».
Fête de la Rose de Frangy en Bresse, 20 août 2006
- L’insuffisance de la social-démocratie traditionnelle
"Il faut aller plus loin, et certainement pas en revenant aux
idées de la social-démocratie! La social-démocratie a été
opérationnelle à un moment de l'histoire, mais comment ne pas constater
qu'elle a été tenue en échec dans plusieurs pays européens? C'est un
nouveau modèle qu'il faut inventer! (...) L'objectif intangible du
socialisme est d'humaniser le monde."
Le Parisien, 2 novembre 2008
« A l’heure où le monde change, il n’y aurait pas de sens à vouloir se réapproprier un modèle précis qui date des années 60-70. Ce modèle social-démocrate a été, à un moment donné de l’histoire du capitalisme, un point de compromis permettant de réconcilier le marché avec les exigences de justice sociale. Mais il ne s’attaquait pas aux inégalités à la racine, il ne remettait pas en cause la façon même de produire. Il prélevait sa part pour compenser les injustices après coup.
A l’heure où nous traversons une crise sociale et écologique sans précédent, je crois que cela ne suffit plus. Cela explique peut-être d’ailleurs les nombreuses défaites électorales des sociaux-démocrates européens. Tout au long de ces dernières années, le capitalisme s’est transformé pour s’affranchir de toute régulation. La gauche doit elle aussi changer, c’est en ce sens que nous nous fixons l’objectif de bâtir le socialisme du 21ème siècle. Tout le monde doit avoir le même accès aux opportunités que notre société est susceptible d’offrir. La liberté de choisir sa vie et de la construire ne peut être l’apanage de quelques uns, mais un droit donné réellement à tous, dès l’enfance.
Et c’est le cœur même de notre modèle de production qui
doit aujourd’hui être révolutionné, pour respecter l’impératif
d’excellence environnementale. Voilà pourquoi nous en appelons à la
création d’un véritable Etat préventif, qui dépasse ce qu’a été l’Etat
social-démocrate. »
Lettre à Bertrand Delanoe, suite au vote des militants socialistes du 6 novembre sur les motions, 12 novembre 2008
- L’avenir du Parti socialiste
« Faire du Parti Socialiste une force neuve
Notre objectif est de faire du Parti Socialiste le grand parti
démocratique, populaire et de mobilisation sociale dont la France a
besoin. Le respect du vote des militants sera la règle absolue, car
c’est la condition première d’une unité nouvelle des socialistes. Nous
voulons construire un parti de masse. Le montant de l’adhésion ne doit
plus être un obstacle au militantisme qui est d’abord un don de temps.
Des responsabilités seront décentralisées aux fédérations pour que le
parti fonctionne de façon ascendante en s’appuyant sur notre action
concrète dans les régions, les départements et les communes. Des
dotations financières plus importantes leur seront attribuées aux
fédérations. Une université populaire de la connaissance sera créée
dans chaque région pour permettre à tous les citoyens d’accéder à la
culture politique qui permet à chacun d’avoir les outils de
compréhension et d’analyse pour intervenir dans les débats d’idées. Le
parti organisera de nouvelles formes de militantisme : réseaux de
solidarité concrètes, actions en direction des salariés, implantation
dans les quartiers, place des nouvelles technologies, recrutement de
nouveaux adhérents etc ».
Document de travail public envoyé aux responsables de motion suite au vote du 6 novembre pour le Congrès du PS
- Les alliances
« Fédérer la gauche. La stratégie des
socialistes a toujours consisté d’abord à rassembler la gauche, toute
la gauche, autour d’un contrat de gouvernement. Celui-ci doit être
préparé par un comité d’action de la gauche, ouvrant la perspective à
terme d’une fédération. Ce comité ouvrira largement ses débats en
associant les militants, en organisant des campagnes de mobilisation et
d’actions. C’est à partir de cette stratégie que les socialistes ont
vocation à s’adresser seulement ensuite à toutes les forces
susceptibles de se reconnaître dans le projet socialiste pour battre la
droite. »
Document de travail public envoyé aux responsables de motion suite au vote du 6 novembre pour le Congrès du PS
C'est la génération des trente ans que j'attends
Ce matin, Jean-Louis Bianco, député socialiste, président du conseil général des Alpes-de-Haute-Provence, était sur RTL.
Voir la vidéo.
Pour des Etats généraux du renouveau, l'appel de Gaeten Gorce et d'Aurélie Filippetti
La sanction que viennent de subir les socialistes est la conséquence directe de la stratégie d’enfermement et de repli dans laquelle ses dirigeants ont maintenu le PS au cours de ces dernières années. Celles et ceux qui voulaient croire que le parti pouvait faire l'économie d'une rénovation profonde portent la responsabilité d'une erreur stratégique majeure.
Il est dommage qu'il ait fallut en arriver une nouvelle fois à un fiasco électoral pour que chacun s'accorde enfin à considérer qu'un changement en profondeur doit être engagé. Mais il n’est pas possible de répondre au désarroi des femmes et des hommes qui veulent encore croire à l’avenir de la gauche, par de simples raccommodages tactiques ou de nouvelles promesses de rénovation sans lendemain. Ce dont souffre le Parti socialiste, c’est de la captation de la volonté de ses militants, comme de ses électeurs, par des courants et des clans incapables de dépasser leurs intérêts particuliers pour servir l’intérêt collectif.
Nous n'avons cessé depuis deux ans de le dénoncer. Nous le rappelons aujourd'hui, avec d'autant plus de force que cette analyse est désormais confirmée en tous points par la colère exprimée par les électeurs dans les urnes dimanche dernier.
Le PS doit impérativement sortir de lui-même, pour voir plus loin et plus grand. La rénovation, dont aujourd’hui tout le monde se réclame, ne pourra véritablement aboutir, que si elle échappe à un « système » qui est structurellement incapable de l’accomplir. Il faut en retirer la responsabilité à l'appareil pour la confier à nos militants et sympathisants
C’est la raison pour laquelle nous en appelons à la tenue, dès septembre, d’États-généraux du renouveau qui seraient ouverts à toutes celles et à tous ceux qui, au-delà même des frontières du PS, veulent contribuer à construire une véritable alternative politique. Ces États-généraux devront avoir pour objet de fixer les grandes étapes et les grandes lignes d’un nouveau projet qui intègre l’exigence sociale à l’exigence économique et l’exigence écologique. Ils devront permettre de définir le périmètre de primaires ouvertes par lesquelles sera désigné par les électeurs de gauche celui ou celle à qui sera confié, avant la fin de cette année, le rôle d’être le leader de cette rénovation.
Seul un tel processus venant bousculer les procédures bureaucratiques qui paralysent notre parti depuis trop longtemps, offrira la véritable garantie d’un changement que nos électeurs sont désormais fatigués d’exiger et d’attendre. Là se trouve la voie du changement et c’est dans cette direction que nous invitons un maximum de militants et de dirigeants socialistes à choisir de s’engager demain lors du Conseil National.
Gaeten Gorce et d'Aurélie Filippetti
Ségolène Royal obtient la vice-présidence de l'Internationale socialiste
PARIS (AFP) — Martine Aubry, numéro un du Parti socialiste français, a annoncé mardi avoir confié la vice-présidence de l'Internationale socialiste à Ségolène Royal, ancienne candidate à l'élection présidentielle de 2007.
Mme Aubry a fait cette déclaration après une rencontre dans la journée avec Mme Royal, Les deux femmes, qui s'étaient durement affrontées fin 2008 pour la direction du PS, ont décidé désormais de "se consulter régulièrement".
"J'ai annoncé que Ségolène Royal nous représenterait à l'Internationale socialiste, car il nous faut nous ouvrir vers les Francais, mais aussi à nouveau réinvestir les lieux où la gauche doit trouver les réponses de demain", a indiqué Mme Aubry à l'issue d'un Conseil national du PS qui se tenait deux jours après le fiasco des socialistes français aux élections européennes.
"Je crois que la force et l'énergie de Ségolène Royal, sa stature aussi, nous permettront (à l'IS) mais aussi dans des chantiers internationaux que nous défendrons avec elle, d'aller porter le message du Parti socialiste français, d'aller recueillir aussi ce que nous pouvons apprendre de nos partis frères", a-t-elle ajouté.
Pour Mme Aubry, il faut être "présent dans l'Internationale socialiste qui comme le PSE (Parti socialiste européen) avait été désertée depuis plusieurs années".
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