jeudi 23 juillet 2009
Message de Ségolène Royal : Bon été à tous !
Chères
amies, chers amis,
L'été
nous invite à faire une pause, à prendre du recul
et de la hauteur.
Je
ne veux pas ajouter à la cacophonie du Parti socialiste,
qui a plus que jamais besoin de travail, d'idées neuves, et
de sérénité. Ne nous abîmons
pas dans les concours de petites phrases qui écoeurent les
Français. Travaillons à relever la gauche, face
à une droite arrogante et trop sûre
d'elle-même. Travaillons à rendre possible une
nouvelle espérance.
Avec
vous, j'ai porté
les couleurs de la gauche à
l'élection présidentielle de 2007. Avec vous,
j'ai porté l'exigence de la rénovation lors du
débat du Congrès. Cela me crée des
devoirs. J'ai, en effet, une responsabilité
particulière : celle d'agir pour rassembler nos forces et
aider le PS à changer vraiment, en profondeur.
Chacun
comprendra donc,
fidèle à ma conception de la
politique, que je ne veuille pas être
instrumentalisée dans un quelconque courant ou sous-courant,
à l'heure où le PS souffre d'être si
fragmenté. C'est pourquoi, en réponse
à vos questions arrivées nombreuses sur le site,
je ne prendrai pas part aux multiples initiatives de courants qui vont
avoir lieu cet été, en leur recommandant
d’être sérieux et respectueux de chacun,
et à faire des propositions crédibles pour
améliorer la situation du pays.
Et
je vous invite d'ores et
déjà à venir
nombreux, le samedi 19 septembre à Montpellier, pour la
Fête
de la Fraternité
(précédée
d’une
Université populaire participative) organisée par
nos amis de Montpellier, notamment Brahim Abbou. Ce temps
d'échange, de travail et de convivialité sera
ouvert à tous, sans exclusive ni exclusion, ouvert
à tous les adhérents de Désir
d'avenir, à tous les militants et sympathisants de gauche,
et au-delà, à tous ceux qui partagent l'espoir
d'un monde nouveau.
Retrouvons-nous ensuite
à Poitiers du 1er
au 4 octobre pour
l’Université européenne et
internationale organisée avec Edgar Morin sur le
thème : « Au-delà du
développement. Les sept défis pour une politique
de civilisation ».
Bon
été à tous. Rendez-vous à
la rentrée, en grande forme !

Ségolène
Royal
Le très cher consultant de Sarkozy
L'Elysée a dû mettre un terme à une convention signée avec celui à qui le président croit devoir son élection.
"L'Elysée a remis de l'ordre dans la rémunération des collaborateurs extérieurs et dans la manière dont ils fonctionnent : désormais, ils ne peuvent plus commander de sondages sans l'accord d'un conseiller permanent du président."
Cet aveu d'un dirigeant de l'UMP montre que la Cour des Comptes a soulevé un vrai lièvre, dans son rapport sur la gestion de la présidence de la République, en pointant "le cas particulier des études", en clair des sondages. Un consultant très spécial de l'Elysée, Patrick Buisson, avait en effet obtenu de la présidence la signature d'une convention tout aussi spéciale : la Cour des Comptes n'hésite pas à parler d'"errements".
Buisson est l'homme à qui Sarkozy doit en partie son élection, de l'aveu même de l'hôte actuel de l'Elysée. Ce journaliste et politologue à la trajectoire sulfureuse, ancien de "Minute", a conseillé, début 2007, au candidat UMP de chercher à séduire les électeurs lepénistes en ducrcissant son discours sur la sécurité et sur l'immigration. C'est notamment ainsi que Nicolas Sarkozy a nettement devancé Ségolène Royal au pemier tour, avant de la dominer au second.
Un apport aussi précieux à la victoire méritait récompense. Problème : dandy féru d'histoire, jaloux de son indépendance, Patrick Buisson souhaitait rester dans l'ombre. Pas question pour lui de rejoindre l'équipe de l'Elysée. Le 1er juin 2007, quelques jours après l'entrée en fonction de Sarkozy, le directeur de cabinet de celui-ci a donc signé avec le cabinet d'études de buisson, Publifact, la convention contestée.
"Buisson connection"
Les griefs de la Cour des comptes ? D'abord le coût, élevé, de ladite convention : 1,5 million d'euros. Ensuite son carcatère "succinct" : elle fait "une seule page". Enfin elle est, toujours de l'avis de la Cour des Comptes, "exorbitante au regard des règles de l'exécution de la dépense publique". Buisson se voyant reconnaître le pouvoir de commander les sondages qu'il désirait, la présidence n'avait ni maîtrise ni contrôle des dépenses engagées.
L'"affaire Buisson" ne s'arrête pas là : la Cour s'étonne aussi de la similitude d'enquêtes facturées à l'Elysée par Publifact et d'enquête publiées par ailleurs par "le Figaro" et LCI, enquêtes réalisées par le même institut, OpinionWay. Y aurait-il une "Buisson connection", "un système d'instrumentalisation de l'opinion", pour reprendre la formule de Delphine Batho, députée PS et porte-parole de Ségolène Royal, qui avait dénoncé pendant sa campgane les liens présumés entre OpinionWay et Sarkozy ?
La société des rédacteurs du "Figaro" accrédite cette hypothèse : elle a demandé à sa direction de "mettre immédiatement un terme" à ce type de "coproduction". le directeur du "Figaro", Etienne Mougeote, a au contraire démenti toute interférence de l'Elysée dans la publication d'enquêtes par son journal. OpinionWay, de son côté, assure que ses sondages ont bien été facturés au "Figaro" et à LCI. Coût en 2008 : environ 50 000 euros, pour une trentaine de "politoscopes". Somme jugée peu en rapport avec les prix du marché par un sondeur d'un institut concurrent, qui estime : "On est bien devant une tentative de peser sur le débat public, même si les sondages jouent un rôle archimineur dans le mécanisme complexe d'élaboration des opinions."
Transparence
Cette polémique est d'autant plus mal venue pour l'Elysée que le rapport de la Cour des Comptes marque un authentique progrès. Produit d'une promesse du candidat Sarkozy, il introduit de la transparence dans la gestion jusque-là opaque de la maison Elysée : "Avant nous, les sondages étaient payés sur les fonds secrets", soupire un conseiller de Sarkozy. Il est assez normal que le premier rapport, au-délà d'un satisfecit globale, ait mis au jour quelques dysfonctionnements, dont celui sur les études. On se prend à rêver que l'Assemblée nationale et le Sénat se soumettent à leur tout au contrôle d'un organisme indépendant, plutôt que de protéger leur mode de fonctionnement.
Hervé Algalarrondo
Source : Le Nouvel Observateur
La République machiste
Entretien avec Laure Adler, paru dans Le Nouvel Observateur du 23 juillet 2009
Deux cent vingt ans après la Révolution française, les femmes
restent sous-représentées en politique. Le point de vue d'une
historienne de la condition féminine.
Le Nouvel Observateur. - Pourquoi la révolution française qui proclame les droits de l'homme a-t-elle oublié les femmes ?
Laure Adler. - Pendant la Révolution, l'influence que les femmes avaient péniblement acquise à la cour et dans les salons de l'Ancien Régime régresse brutalement. Bien que les femmes figurent au premier rang de toutes les manifestations, les révolutionnaires les excluent des clubs politiques. Quant à celles qui appellent à une démocratie de femmes, comme Théroigne de Méricourt ou Olympe de Gouges, elles sont traitées de folles et finissent sur l'échafaud !
N.O. - La cause des femmes progresse-t-elle au cours du XIXe siècle ?
L. Adler. - Pas du tout. Malgré l'engagement de femmes remarquables comme Eugénie Noboyet, journaliste et créatrice de journaux, ou Flora Tristant, femme de lettres et militante socialiste, qui ont été à l'avant-garde du féminisme, elles ont été tenues en marge de la vie publique. Pourtant elle ont été de toutes les révolutions : en 1830, en 1848 et bien sûr en 1870 notamment avec Louise Michel devenue le symbole de la Commune de Paris. Durant cette période, le vote des femmes si souvent réclamé est perçu comme un risque majeur. Les républicains considèrent à tort, que les femmes sont soumises à l'influence de l'Eglise et qu'elles seraient plutôt réactionnaires. Il faudra attendre 1944 et l'accord tardif du droit de vote aux femmes pour se rendre compte qu'elles ne votent pas plus à droite que les hommes.
N.O. - Ce droit de vote a-t-il modifié les comportements ?
L. Adler. - Pas siffisamment, hélas. Aujourd'hui encore, la loi sur la parité adoptée en 2000 peine à être appliquée : l'Assemblée actuelle ne compte que 107 femmes sur 577 députés. Les femmes sont de plus en plus nombreuses dans les collectivités locales, mais on leur dénie leur capacité pourtant bien réelle à gérer l'Etat en ne leur concédant que des résponsabilités trop souvent limitées.
N.O. - Les femmes sont pourtant présentes au gouvernement...
L. Adler. - Léon Blum a été le premier à nommer deux femmes sous-secrétaires d'Etat dans son gouvernement de front populaire. Mais il a fallu attendre Valéry Giscard d'Estaing, et les années 1970, pour voir un président de la Ve nommer Françoise Giroud secrétaire d'Etat à la condition féminine - portefeuille qui a aujourd'hui disparu de manière symptomatique - et Simone Veil à la santé. François Mitterand, qui croyait vraiment à la capacité des femmes à administrer les affaires de l'Etat, est allé jusqu'à nommer Edith Cresson à Matignon. Mais ces progrès sont sans cesse remis en question. Ainsi, je constate que, après avoir cru à la capacité des femmes en politique, Nicolas Sarkozy vient d'en remercier trois : Dati, Albanel et Boutin. On est loin de José Luis Zapatero qui a constitué une équipe gouvernementale à parité.
N.O. - Comment jugez-vous la situation des femmes en France ?
L. Adler. - On est en pleine régression. Les femmes de la nouvelle génération considèrent que le féminisme est ringard et qu'il n'est pas nécessaire de se battre. Or, à qualification égale, elles sont payées 25% moins chères que les hommes. Mères isolées, elles sont le plus durement touchées par l'emploi précaire et le chômage. Mais le plus grave, c'est qu'il n'y a plus d'organisation pour porter la parole des femmes, plus de MLF et plus de discours féministe à gauche. J'attends avec impatience un engagement de Martine Aubry sur ce sujet et la création par Nicolas Sarkozy d'un nouveau ministère du Droit des Femmes, qui me paraît plus que nécessaire.
Propos recueillis par
Sylvain Courage
La retraite à 69 ans et après ?
La volonté affichée de beaucoup de pays Européens, de vouloir augmenter de façon sensible la date de départ à la retraite comme vient de le proposer à nouveau la Bundensbank qui propose de prolonger l’âge de départ à la retraite à 69 ans.
C’est une étude faite qui porte sur les années 2050. Toujours en Allemagne, l’âge légal de la retraite va, entre 2012 et 2029 être progressivement porté de 65 à 67 ans, selon une décision prise par la « grande coalition » il y a deux ans.
La réflexion que j’en fais, c’est que dans le futur, les retraités qui prendront leur retraite à 60 ans vont être paupérisés avec des retraites de misère, car peu de personnes y compris en Allemagne travaille au-delà de 65 ans, le seul but évident ,de ces rallongements successifs des départs en retraite pour avoir le taux plein, est de diminuer les retraites.
Les gens devront accepter de mourir au travail pour pouvoir vivre décemment, la retraite ne sera plus qu'un souvenir, seul les plus riches pourront s'arrêter de travailler à 60 ans.
Au Japon, les retraites des cadres eux-mêmes ne sont pas suffisantes pour les faire vivre, ils font de la poterie etc…. pour compléter leur retraite.
Quand à abandonner la retraite par répartition que malheureusement, les gouvernants vont tenter de vider progressivement de leur raison d'être pour nous pousser vers les fonds de pension, c'est mettre volontairement et sciemment les retraités dans une situation de précarité.
Car malheureusement, nous avons vu ce que donnent les fonds de pension aux US quand les banques font faillites, de nombreuses personnes ont vu leurs avoirs prévus pour leur retraite disparaître et être obligés de travailler après 70 ans voir beaucoup plus, pour tout simplement vivre.
Personnellement, je pense que le problème des retraites est un faux problème, il y a en effet un fond pour les retraites qui avait été créé par Lionel JOSPIN, il suffit de taxer les multinationales bénéficiaires à hauteur de 10% sur leurs bénéfices pour abonder ce fond et il n’y aura plus de problèmes de retraites.
Alain




