Désirs d'avenir Alsace

Comité Désirs d'avenir Alsace

lundi 27 juillet 2009

Interview de Najat Vallaud-Belkacem ; "Attendre 2011 pour organiser des primaires, c'est trop tard."

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Najat Vallaud-Belkacem, jeune adjointe au maire PS de Lyon, évoque le présent et l'avenir du Parti Socialiste, à quelques semaines de son université d'été.


Récemment, Bernard-Henri Lévy a estimé que le PS était « mort », qu’il devait « changer de nom », voire disparaître ?


Il est tentant de réduire le Parti socialiste à son score des européennes et aux batailles de chiffonnier. Le PS, c’est aussi la quasi-totalité des villes, des départements et des régions de France, une force d’opposition. Quant à changer de nom, là n’est pas la question. Ce qui importe c’est la capacité des militants et des dirigeants à se mettre en branle derrière des valeurs, un projet de société, un programme de gouvernance. Et pour y arriver il faut un minimum de sens collectif, de solidarité et de plaisir à cohabiter dans la même structure. Taper sur le parti socialiste en public c’est toujours affaiblir la cause qu’il défend.

Martine Aubry a adressé à l’ensemble de la gauche une lettre qui a fait flop, pourquoi ?


On a beaucoup critiqué le nom « Maison commune » proposé par Martine Aubry, mais là encore peu importe. Ce qui compte, c’est l’esprit. J’ai deux certitudes : si la gauche n’est pas rassemblée, elle ne risque pas de revenir au pouvoir. Et même rassemblée, ça risque de ne pas suffire. Alors bien sûr, il doit y avoir un rapprochement avec les autres forces de gauche, mais plus généralement avec tous les démocrates. Ce n’est pas parce que Bayrou a fait un flop aux européennes qu’on doit soudain oublier l’existence réelle de cette population, qui sans adhérer aux idées du Parti socialiste en partage pour l’essentiel les valeurs.

Comment rassembler de l’extrême-gauche au centre ?


Ce n’est pas en passant sous silence ses désaccords, en minimisant les controverses en son sein que le PS s’est formé. C’est au contraire en absorbant les différentes tendances dans un patrimoine commun, en les cimentant, en les dépassant dans l’action. Il faut que chacun puisse conserver sa liberté de parole au Parti socialiste. Il faut qu’en son sein il y ait de véritables espaces de dialogue politique, de débat, pour qu’on ne s’invective pas par médias interposés. Des terrains d’entente il y en a : la justice sociale, la République, la laïcité, l’indépendance de la justice et des médias. On peut s’entendre sur un certain nombre de sujets, mais il faut discuter.

Quel va être l’ordre du jour de l’université d’été du PS qui se tiendra à la fin du mois prochain ?

 

Il faut des gestes forts. Je considère qu’on ne peut pas tenir Martine Aubry pour responsable de l’état du PS aujourd’hui. Ce n’est pas en six mois qu’on fait la rénovation. Cela étant, la balle est dans son camp et pour relever ce défi il faut qu’on prenne des décisions. Notamment sur la question des primaires ouvertes. Elles donneraient l’espoir d’évacuer une fois pour toutes la question du présidentiable qui gangrène la vie du parti.

Avec quel calendrier ?


Le plus rapidement possible. Attendre 2011 pour organiser des primaires, c’est bien évidemment trop tard. On l’a vu la dernière fois, un an avant, c’était catastrophique. Les blessures n’ont pas eu le temps d’être pansées, le travail sur le projet en commun n’a pas été fait, donc on est a repris un projet qui a été fabriqué avant même de savoir qui serait le candidat. Des primaires ouvertes réussies devraient être organisées quasiment dans la foulée des élections régionales.


Vous croyez à un retour de DSK, plébiscité dans les sondages ?


Un retour de DSK pourquoi pas ? Mais que chacun travaille. Moi je vois ce que fait Ségolène Royal, avec ses universités populaires participatives qui, mine de rien, rassemblent entre 500 et 800 personnes, qui abordent des sujets aussi différents que l’eau, la politique africaine ou l’économie. Je vois en elle quelqu’un qui est en train d’avancer, coûte que coûte, pour présenter en 2012 un projet attrayant. Après je ne sais pas ce que fait DSK en ce moment. Ce que je sais c’est qu’il serait salvateur pour le PS de décider qui défendra ses couleurs en 2012.


Une fois choisie, comment cette personne pourra-t-elle rassembler autour de son projet ?


Je crois que Ségolène Royal avait avancé quelque chose qui a mis du temps à être compris : la démarche participative. C’est un peu ça le bon cheminement. Ce qui est sûr aussi c’est qu’il faudra pour 2012 réussir à innover dans nos méthodes de communication. Quand on a au pouvoir une présidence qui ne recule devant rien pour anéantir les contre pouvoirs, il n’est pas aisé pour une opposition de faire entendre sa voix.


Vous comprenez le désarroi des militants socialistes ?


Oui, évidemment, je suis d’abord une militante moi-même. Les militants veulent simplement se mettre en action derrière un projet et y travailler. Tous les messages que je reçois de militants excédés vont dans ce sens : les petites phrases, le sur-écho médiatique qu’on donne aux batailles les désespèrent. Ils  veulent savoir quand on aura l’occasion de discuter des retraites, de ceci ou de cela… Je crois qu’il faut faire en sorte que ce parti s’ouvre plus largement, que s’y retrouvent beaucoup plus de gens qui n’ont pas forcément le profil traditionnel du militant. Le prix des adhésions est une vraie bonne question, même s’il ne faut pas se focaliser là-dessus. Les gens sont appelés par beaucoup d’autres activités. Si on a envie de rajeunir le parti, on doit s’adresser à des gens qui ne sont peut-être pas disponibles le soir mais qui pourraient faire du militantisme virtuel, sur Internet….


C’est possible pour le Parti socialiste de gagner en 2012 ?

Oui, j’en suis persuadée, pour une raison très simple. Il faut arrêter de prendre les Français pour des imbéciles. Ils ont conscience que leur situation économique, sociale, sécuritaire, s’est largement dégradée et que les promesses de Nicolas Sarkozy n’ont pas été tenues. Donc je n’imagine pas qu’ils puissent demander autre chose qu’une alternative. Le PS est totalement capable de constituer cette alternative, à condition de parler d’une seule voix, d’où les primaires, suivies d’une discipline. Et qu’ils soient capables de s’entendre avec le champ politique le plus large.

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jeudi 23 juillet 2009

Message de Ségolène Royal : Bon été à tous !

42035824Chères amies, chers amis,
 
L'été nous invite à faire une pause, à prendre du recul et de la hauteur.

Je ne veux pas ajouter à la cacophonie du Parti socialiste, qui a plus que jamais besoin de travail, d'idées neuves, et de sérénité. Ne nous abîmons pas dans les concours de petites phrases qui écoeurent les Français. Travaillons à relever la gauche, face à une droite arrogante et trop sûre d'elle-même. Travaillons à rendre possible une nouvelle espérance.
 
Avec vous, j'ai porté les couleurs de la gauche à l'élection présidentielle de 2007. Avec vous, j'ai porté l'exigence de la rénovation lors du débat du Congrès. Cela me crée des devoirs. J'ai, en effet, une responsabilité particulière : celle d'agir pour rassembler nos forces et aider le PS à changer vraiment, en profondeur.
 
Chacun comprendra donc, fidèle à ma conception de la politique, que je ne veuille pas être instrumentalisée dans un quelconque courant ou sous-courant, à l'heure où le PS souffre d'être si fragmenté. C'est pourquoi, en réponse à vos questions arrivées nombreuses sur le site, je ne prendrai pas part aux multiples initiatives de courants qui vont avoir lieu cet été, en leur recommandant d’être sérieux et respectueux de chacun, et à faire des propositions crédibles pour améliorer la situation du pays.
 
Et je vous invite d'ores et déjà à venir nombreux, le samedi 19 septembre à Montpellier, pour la Fête de la Fraternité (précédée d’une Université populaire participative) organisée par nos amis de Montpellier, notamment Brahim Abbou. Ce temps d'échange, de travail et de convivialité sera ouvert à tous, sans exclusive ni exclusion, ouvert à tous les adhérents de Désir d'avenir, à tous les militants et sympathisants de gauche, et au-delà, à tous ceux qui partagent l'espoir d'un monde nouveau.
 
Retrouvons-nous ensuite à Poitiers du 1er au 4 octobre pour l’Université européenne et internationale organisée avec Edgar Morin sur le thème : « Au-delà du développement. Les sept défis pour une politique de civilisation ».
 
Bon été à tous. Rendez-vous à la rentrée, en grande forme !

signature
 
Ségolène Royal

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Le très cher consultant de Sarkozy

L'Elysée a dû mettre un terme à une convention signée avec celui à qui le président croit devoir son élection.

"L'Elysée a remis de l'ordre dans la rémunération des collaborateurs extérieurs et dans la manière dont ils fonctionnent : désormais, ils ne peuvent plus commander de sondages sans l'accord d'un conseiller permanent du président."
Cet aveu d'un dirigeant de l'UMP montre que la Cour des Comptes a soulevé un vrai lièvre, dans son rapport sur la gestion de la présidence de la République, en pointant "le cas particulier des études", en clair des sondages. Un consultant très spécial de l'Elysée, Patrick Buisson, avait en effet obtenu de la présidence la signature d'une convention tout aussi spéciale : la Cour des Comptes n'hésite pas à parler d'"errements".

Buisson est l'homme à qui Sarkozy doit en partie son élection, de l'aveu même de l'hôte actuel de l'Elysée. Ce journaliste et politologue à la trajectoire sulfureuse, ancien de "Minute", a conseillé, début 2007, au candidat UMP de chercher à séduire les électeurs lepénistes en ducrcissant son discours sur la sécurité et sur l'immigration. C'est notamment ainsi que Nicolas Sarkozy a nettement devancé Ségolène Royal au pemier tour, avant de la dominer au second.

Un apport aussi précieux à la victoire méritait récompense. Problème : dandy féru d'histoire, jaloux de son indépendance, Patrick Buisson souhaitait rester dans l'ombre. Pas question pour lui de rejoindre l'équipe de l'Elysée. Le 1er juin 2007,  quelques jours après l'entrée en fonction de Sarkozy, le directeur de cabinet de celui-ci a donc signé avec le cabinet d'études de buisson, Publifact, la convention contestée.

"Buisson connection"

Les griefs de la Cour des comptes ? D'abord le coût, élevé, de ladite convention : 1,5 million d'euros. Ensuite son carcatère "succinct" : elle fait "une seule page". Enfin elle est, toujours de l'avis de la Cour des Comptes, "exorbitante au regard des règles de l'exécution de la dépense publique". Buisson se voyant reconnaître le pouvoir de commander les sondages qu'il désirait, la présidence n'avait ni maîtrise ni contrôle des dépenses engagées.
L'"affaire Buisson" ne s'arrête pas là : la Cour s'étonne aussi de la similitude d'enquêtes facturées à l'Elysée par Publifact et d'enquête publiées par ailleurs par "le Figaro" et LCI, enquêtes réalisées par le même institut, OpinionWay. Y aurait-il une "Buisson connection", "un système d'instrumentalisation de l'opinion", pour reprendre la formule de Delphine Batho, députée PS et porte-parole de Ségolène Royal, qui avait dénoncé pendant sa campgane les liens présumés entre OpinionWay et Sarkozy ?

La société des rédacteurs du "Figaro" accrédite cette hypothèse : elle a demandé à sa direction de "mettre immédiatement un terme" à ce type de "coproduction". le directeur du "Figaro", Etienne Mougeote, a au contraire démenti toute interférence de l'Elysée dans la publication d'enquêtes par son journal. OpinionWay, de son côté, assure que ses sondages ont bien été facturés au "Figaro" et à LCI. Coût en 2008 : environ 50 000 euros, pour une trentaine de "politoscopes". Somme jugée peu en rapport avec les prix du marché par un sondeur d'un institut concurrent, qui estime : "On est bien devant une tentative de peser sur le débat public, même si les sondages jouent un rôle archimineur dans le mécanisme complexe d'élaboration des opinions."

Transparence

Cette polémique est d'autant plus mal venue pour l'Elysée que le rapport de la Cour des Comptes marque un authentique progrès. Produit d'une promesse du candidat Sarkozy, il introduit de la transparence dans la gestion jusque-là opaque de la maison Elysée : "Avant nous, les sondages étaient payés sur les fonds secrets", soupire un conseiller de Sarkozy. Il est assez normal que le premier rapport, au-délà d'un satisfecit globale, ait mis au jour quelques dysfonctionnements, dont celui sur les études. On se prend à rêver que l'Assemblée nationale et le Sénat se soumettent à leur tout au contrôle d'un organisme indépendant, plutôt que de protéger leur mode de fonctionnement.

Hervé Algalarrondo
Source : Le Nouvel Observateur

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La République machiste

Laure_Adler_PhotoEntretien avec Laure Adler, paru dans Le Nouvel Observateur du 23 juillet 2009

Deux cent vingt ans après la Révolution française, les femmes restent sous-représentées en politique. Le point de vue d'une historienne de la condition féminine.

Le Nouvel Observateur. - Pourquoi la révolution française qui proclame les droits de l'homme a-t-elle oublié les femmes ?

Laure Adler. - Pendant la Révolution, l'influence que les femmes avaient péniblement acquise à la cour et dans les salons de l'Ancien Régime régresse brutalement. Bien que les femmes figurent au premier rang de toutes les manifestations, les révolutionnaires les excluent des clubs politiques. Quant à celles qui appellent à une démocratie de femmes, comme Théroigne de Méricourt ou Olympe de Gouges, elles sont traitées de folles et finissent sur l'échafaud !

N.O. - La cause des femmes progresse-t-elle au cours du XIXe siècle ?

L. Adler. - Pas du tout. Malgré l'engagement de femmes remarquables comme Eugénie Noboyet, journaliste et créatrice de journaux, ou Flora Tristant, femme de lettres et militante socialiste, qui ont été à l'avant-garde du féminisme, elles ont été tenues en marge de la vie publique. Pourtant elle ont été de toutes les révolutions : en 1830, en 1848 et bien sûr en 1870 notamment avec Louise Michel devenue le symbole de la Commune de Paris. Durant cette période, le vote des femmes si souvent réclamé est perçu comme un risque majeur. Les républicains considèrent à tort, que les femmes sont soumises à l'influence de l'Eglise et qu'elles seraient plutôt réactionnaires. Il faudra attendre 1944 et l'accord tardif du droit de vote aux femmes pour se rendre compte qu'elles ne votent pas plus à droite que les hommes.

N.O. - Ce droit de vote a-t-il modifié les comportements ?

L. Adler. - Pas siffisamment, hélas. Aujourd'hui encore, la loi sur la parité adoptée en 2000 peine à être appliquée : l'Assemblée actuelle ne compte que 107 femmes sur 577 députés. Les femmes sont de plus en plus nombreuses dans les collectivités locales, mais on leur dénie leur capacité pourtant bien réelle à gérer l'Etat en ne leur concédant que des résponsabilités trop souvent limitées.

N.O. - Les femmes sont pourtant présentes au gouvernement...

L. Adler. - Léon Blum a été le premier à nommer deux femmes sous-secrétaires d'Etat dans son gouvernement de front populaire. Mais il a fallu attendre Valéry Giscard d'Estaing, et les années 1970, pour voir un président de la Ve nommer Françoise Giroud secrétaire d'Etat à la condition féminine - portefeuille qui a aujourd'hui disparu de manière symptomatique - et Simone Veil à la santé. François Mitterand, qui croyait vraiment à la capacité des femmes à administrer les affaires de l'Etat, est allé jusqu'à nommer Edith Cresson à Matignon. Mais ces progrès sont sans cesse remis en question. Ainsi, je constate que, après avoir cru à la capacité des femmes en politique, Nicolas Sarkozy vient d'en remercier trois : Dati, Albanel et Boutin. On est loin de José Luis Zapatero qui a constitué une équipe gouvernementale à parité.

N.O. - Comment jugez-vous la situation des femmes en France ?

L. Adler. - On est en pleine régression. Les femmes de la nouvelle génération considèrent que le féminisme est ringard et qu'il n'est pas nécessaire de se battre. Or, à qualification égale, elles sont payées 25% moins chères que les hommes. Mères isolées, elles sont le plus durement touchées par l'emploi précaire et le chômage. Mais le plus grave, c'est qu'il n'y a plus d'organisation pour porter la parole des femmes, plus de MLF et plus de discours féministe à gauche. J'attends avec impatience un engagement de Martine Aubry sur ce sujet et la création par Nicolas Sarkozy d'un nouveau ministère du Droit des Femmes, qui me paraît plus que nécessaire.

Propos recueillis par
Sylvain Courage

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La retraite à 69 ans et après ?

La volonté affichée de beaucoup de pays Européens, de vouloir augmenter de façon sensible la date de départ à la retraite comme vient de le proposer à nouveau la Bundensbank qui propose de prolonger l’âge de départ à la retraite à 69 ans. 

C’est une étude faite qui porte sur les années 2050. Toujours en Allemagne, l’âge légal de la retraite va, entre 2012 et 2029 être progressivement porté de 65 à 67 ans, selon une décision prise par la « grande coalition » il y a deux ans.

La réflexion que j’en fais, c’est que dans le futur, les retraités qui prendront leur retraite à 60 ans vont être paupérisés avec des retraites de misère, car peu de personnes y compris en Allemagne travaille au-delà de 65 ans, le seul but évident ,de ces rallongements successifs des départs en retraite pour avoir le taux plein, est de diminuer les retraites.  

Les gens devront accepter de mourir au travail pour pouvoir vivre décemment, la retraite ne sera plus qu'un souvenir, seul les plus riches pourront s'arrêter de travailler à 60 ans.  

Au Japon, les retraites des cadres eux-mêmes ne sont pas suffisantes pour les faire vivre, ils font de la poterie etc…. pour compléter leur retraite.

Quand à abandonner la retraite par répartition que malheureusement, les gouvernants vont tenter de vider progressivement de leur raison d'être pour nous pousser vers les fonds de pension, c'est mettre volontairement et sciemment les retraités dans une situation de précarité.

Car malheureusement, nous avons vu ce que donnent les fonds de pension aux US quand les banques font faillites, de nombreuses personnes ont vu leurs avoirs prévus pour leur retraite disparaître et être obligés de travailler après 70 ans voir beaucoup plus, pour tout simplement vivre.

Personnellement, je pense que le problème des retraites est un faux problème, il y a en effet un fond pour les retraites qui avait été créé par Lionel JOSPIN, il suffit de taxer les multinationales bénéficiaires à hauteur de 10% sur leurs bénéfices pour abonder ce fond et il n’y aura plus de problèmes de retraites.

Alain

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mercredi 22 juillet 2009

Message de Ségolène Royal : programme des prochaines Universités populaires participatives

3701095491_0f278babbcChères amies, chers amis,
                        
Nous étions réunis hier avec Edgar Morin et Alfredo Pena Vega, directeur scientifique du Centre Edgar Morin, pour présenter le programme exceptionnel de l'Université européenne et internationale, qui se tiendra à Poitiers, du 1 au 4 octobre prochains sur le thème : « Au delà du développement ».

Edgar Morin a identifié sept défis pour une politique de civilisation : économie mondiale, social, pensée, éducation, éthique, politique et gouvernance, écologie. Sept défis qui sont au cœur des grands bouleversements du monde contemporain, au cœur des risques et des opportunités qu’il recèle. (Voir le programme détaillé en cliquant ici.)

Ils font écho au travail visionnaire mené depuis longtemps par Edgar Morin, lui qui a mis au cœur de sa pensée l’analyse et l’anticipation des mutations globales. Il a été un des tout premiers, dès les années 1960, à comprendre que la civilisation des loisirs et la consommation de masse bouleverseraient nos sociétés modernes. Un des tout premiers également à avoir mesuré le risque écologique majeur que le système économique libéral fait courir à notre planète. Enfin, avec la Méthode, son grand-œuvre, Edgar Morin montre les rapports multiples qui lient entre eux les problèmes de notre temps, défendant, à rebours des cloisonnements et des replis sur soi, une approche ouverte et interdisciplinaire de leur résolution.

Organisée depuis quatre ans par l'Institut international de recherche politique de civilisation de Poitiers, avec le soutien de la Région Poitou-Charentes, l’Université européenne et internationale qui se déroule toute la journée s'accompagnera chaque soir d’une université populaire participative avec débats de 18H à 20H sur : l’eau, un bien commun ; révolution de la pensée, révolution de l’éducation ; la politique peut-elle encore agir sur l’économie ? (Voir le programme détaillé en cliquant ici.)

Nous devons ainsi penser large, bâtir les passerelles entre les différents champs de connaissance, nourrir le dialogue entre intellectuels, experts, acteurs engagés sur le terrain, citoyens et décideurs politiques. Parce que le cours du monde s’accélère ; parce que la crise nous commande d’aiguiser notre faculté de discernement ; parce que tout est devenu plus complexe à mesure que se développaient de nouvelles interdépendances : interdépendance des peuples et des nations ; interdépendance des défis, des problèmes et des solutions ; interdépendance des disciplines et des savoirs.

Nous voulons savoir pour pouvoir. Penser juste pour apporter « un progrès humain intégral » comme le dit Edgar Morin. Donner ainsi leur pleine puissance à nos valeurs. Montrer que le partage et la solidarité, le souci de l’humain, de sa santé, de son progrès, de ses espérances, ne sont pas des concepts vides, mais des boussoles pouvant s’incarner dans des actions efficaces.

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Dans le même état d’esprit, je participerai bien sûr le 19 septembre prochain à Montpellier à la Fête de la Fraternité qu’organise Brahim Abbou, responsable, avec Kamel Chibli, de Cités d’avenir. Cette Fête de la Fraternité sera précédée d’une Université populaire participative sur l’Education.

Elle est ouverte à tous, militants, sympathisants, adhérents de Désirs d’Avenir, citoyens qui veulent réfléchir et agir. Je crois à la réflexion déconnectée des enjeux d’appareil partisan, à la soif des citoyens de redonner du souffle à un projet de vie. Je suis à leur côté, comme je l’étais hier et comme je le serai demain.

Je vous souhaite de bonnes vacances d’été et je vous remercie de votre fidélité. Vous pouvez compter sur la mienne.               

Amitiés,

  signature                       

Ségolène Royal

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Inconscience – Machisme – Comportement suicidaire

Femmes et hommes de gauche rencontrés lors des CA, des AG, des promenades se détournent du PS, ils utilisent depuis 2002 et de plus en plus les mots du titre. Ils sont scandalisés par l’inconscience des éléphants et éléphanteaux, qui n’ont qu’une idée en tête, une pensée unique « être candidat en 2012 »

Le machisme ? Ils rappellent l’air connu ( Tout sauf Ségolène )  qui lui a interdit en 2007 d’être Présidente, et maintenant cela continue par des attaques vis à vis de Martine. Qui récolte les fruits de cette discorde, de cette incapacité à rénover, à travailler ensemble, Nicolas Sarkozy, c’est un comportement suicidaire !

Nous avons déjà dans notre pays à combattre l’absentéisme électoral, la situation actuelle détournera encore plus les électeurs et les conduira à un rejet de la politique.

L’attitude de Ségolène de se placer au-dessus de la mêlée, de renouveler sa confiance à ses camarades et à Martine, démontre sa solidarité, mais est-ce suffisant ?
C’est un adage connu que « 7 ans, c’est l’age de raison ». Mais de 2002 à 2009, où est passé l’age de raison ? Les Français et les Européens nous regardent et nous jugent. Il y a urgence, une très grande urgence !

Monique LEBORGNE

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Bianco rappelle à l'ordre les «éléphants et éléphanteaux» du PS

m_1248264562Alors que, depuis plusieurs jours, plusieurs quadras et quinquas socialistes, dont Manuel Valls, Arnaud Montebourg et Julien Dray ont vigoureusement critiqué la direction du PS, d'autres les invitent au rassemblement... et au calme. 

Les appels au cessez-le-feu se poursuivent après le mélodrame socialiste des dix derniers jours. Au lendemain du texte adopté par le groupe PS à l'Assemblée nationale intitulé «Maintenant, ça suffit!» et appelant à l’unité, Jean-Louis Bianco a demandé mercredi aux «éléphants, sous-éléphants et éléphanteaux» de mettre fin à leur «instinct suicidaire» en pronostiquant la fin du parti. Le député des Alpes-de-Haute-Provence, proche de Ségolène Royal, suggère à ses camarades franc-tireurs, au lieu de «se regarder le nombril», de s’employer plutôt «pendant trois mois» à faire des «propositions». 

«C’est consternant, ça m’attriste profondément. Ca désespère, ça exaspère les militants et j’aimerais qu’on arrive à parler aux Français et des problèmes des Français», a-t-il déclaré sur Europe 1. «Non, le PS n’est pas mort. Il a encore 150.000 militants», a ajouté Bianco, admettant «évidemment un problème de leadership» et rappelant «les conditions désastreuses du Congrès de Reims».

Cependant, comme l'a fait Royal mardi, Bianco apporte son soutien à Martine Aubry. «C’est pas le moment de manquer de solidarité. Il y a une première secrétaire, c’est Martine Aubry. Notre intérêt est qu’elle réussisse et pas de lui savonner la planche», a-t-il affirmé.

Responsable du projet des socialistes pour les élections régionales de 2010, il a, par ailleurs, réaffirmé que le PS était «prêt à s’allier dès le premier tour avec les partenaires de gauche, en particulier mais pourquoi pas, si c’est sur un projet clair, avec le Modem».

Mais l’heure n’est pas encore à l’apaisement, à en croire la réaction du président (PS) du conseil régional de Lorraine, Jean-Pierre Masseret. Celui-ci demande la convocation d’un congrès extraordinaire du Parti socialiste pour «mettre fin à la farce tragique qui est en train de se jouer et qui est en train de transformer le parti en machine à perdre».

Source : Libération.fr

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Michel Rocard veut taxer le gaz, le pétrole, le charbon... et l'électricité dès 2010

article_rocardCLIMAT - La facture pour la moitié des ménages : 300 euros par an...

La «taxe carbone» devrait concerner les énergies fossiles. Michel Rocard, qui présidait la conférence d'experts sur le sujet, a annoncé ce mercredi que la Contribution Climat Energie (CCE) pourrait s'appliquer dès 2010 au pétrole, au gaz et au charbon, pour une facture avoisinant les 300 euros par an «pour un peu plus de la moitié des ménages», selon l'ancien Premier ministre. Mais il n'exclut pas de l'étendre à l'électricité.

Pour l'électricité, Rocard prend sur lui

«On va taxer un certain nombre de comportements, principalement celui qui consiste à utiliser des énergies d'origine fossile» émettrices de gaz à effet de serre responsables du réchauffement climatique, a expliqué Michel Rocard sur France Inter. D'après l'avis que ce dernier devait remettre cette semaine au gouvernement, et dont des extraits ont été publiés dans «Les Echos», ce dernier «plaide pour une facturation de la tonne de CO2 émise à 32 euros l'an prochain et à 100 euros en 2030».

Mais, sur le sujet de l'électricité, «la table ronde n'est pas arrivée à un accord et je vais prendre moi la responsabilité de dire qu'il vaut probablement mieux étendre» la CCE à ce secteur, a-t-il assuré par ailleurs.

Le prix plein et la facture de gaz vont gonfler

Ce qui représenterait un surcoût de 7,7 centimes par litre de carburant sans plomb, indique le quotidien. Quant au chauffage au gaz, il subirait un surcoût de 15%. En revanche, les entreprises déjà soumises au système européen des quotas de CO2 (sidérurgie, ciment...) seraient exonérées.

«Ce n'est pas une charge destinée à améliorer les finances de l'Etat», a précisé Michel Rocard. Par ailleurs, il assure qu'«il est largement prévu de compenser la taxe, mais en terme de pouvoir d'achat, de manière à garder intact le signal prix, l'incitation aux gens à se déplacer moins, à avoir petit à petit des voitures électriques, à mettre des doubles vitres ou à faire des économies sur le chauffage».

«C'est un avis», a rappelé l'ancien Premier ministre. Au total, «le gouvernement reste maître de sa décision qu'il prendra au moment de la rédaction du projet de loi de finances 2010», a-t-il souligné. Rendez-vous cet automne, mais seulement si la CCE est «techniquement prête».

Source : 20minutes.fr

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mardi 21 juillet 2009

Ségolène Royal et Edgar Morin présentent l'Université Européenne Internationale d’Eté de Poitiers 2009

h_4_ill_1221231_03d7_royalSégolène Royal s'est exprimé aujourd'hui lors d'une conférence de presse commune avec le sociologue Edgar Morin, afin de présenter «l'Université Européenne et Internationale d'été 2009» qui se tiendra du Mercredi 30 septembre au Dimanche 04 octobre à Poitiers, autour de la thématique «Sept défis pour une politique de civilisation», et à laquelle Daniel Cohn-Bendit (Europe-Écologie) devrait participer.

En voici le programme provisoire :

AU-DELÀ DU DÉVELOPPEMENT III

LES SEPT DÉFIS POUR UNE POLITIQUE DE CIVILISATION

Mercredi 30 septembre

18h - Inauguration de l’exposition « CLIMAT » à l’Espace Mendès France de Poitiers

20h - Conférence inaugurale (auditorium Musée Ste Croix)

21h - Soirée inaugurale

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Jeudi 1 octobre - Espace Mendès France

9h – 9h30 - Accueil et lancement, avec l’Etat, la Région, l’Agglomération de Poitiers, la Commission Européenne, le PNUE

10h - - 12h Symposium « L’abîme ou la métamorphose : l’état de la planète, catastrophes, enjeux et prospectives ».

13h – 17h - Les sept cercles réflexifs

Les sept défis pour une politique de civilisation :

•    Défi de l’économie mondiale
•    Défi social
•    Défi de la pensée
•    Défi de l’éducation
•    Défi éthique
•    Défi politique et gouvernance mondiale
•    Défi écologique

17h - Retour en plénière : Synthèse de la journée

18h30 - Université Populaire Participative : « L'eau, un bien commun »

En partenariat avec l’Institut du Développement Durable et des Relations Internationales (IDDRI).

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Vendredi 2 octobre - Espace Mendès France

9h – 11h - Symposium : Alternatives théoriques au paradigme de la croissance : vers
une « économie verte » ?

11h30 – 16h30 - Les sept cercles réflexifs

Les sept défis pour une politique de civilisation (suite) :

•    Défi de l’économie mondiale
•    Défi social
•    Défi de la pensée
•    Défi de l’éducation
•    Défi éthique
•    Défi politique et gouvernance mondiale
•    Défi écologique

16h30 - Retour en plénière : Synthèse de la journée et premier bilan.

18h30 - Université Populaire Participative : « L'éducation et l’université »

En partenariat avec l’Observatoire International des Réformes Universitaires (ORUS Int.)

21h - Soirée de gala

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Samedi 3 octobre - Espace Mendès France

9h - 12h30

Restitution des cercles réflexifs par deux rapporteurs

et

Dialogue avec Edgar Morin.

« Les sept défis pour une politique de civilisation : comment imaginer l’avenir ? »

Fin

17h – 18h - Représentation d’arts numériques : « l’avenir de la planète ».

18h30 - Université Populaire Participative : « L’économie et la politique ».

En partenariat avec Sciences Po Poitiers

21h - Soirée de clôture

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Dimanche 4 octobre : visite de Saint-Savin site inscrit au patrimoine mondial de l’humanité

+ Les « à-côtés » de l’UEIE2009

En parallèle au programme, le jeudi et vendredi seront programmées des rencontres avec les établissements et les personnels scolaires (écoles, collèges, lycées).

Un forum avec le monde associatif est prévu le samedi après-midi.

Avec l’université de Poitiers et de La Rochelle sont prévus des échanges interuniversitaires.

Des rencontres ciblées sur le terrain entre scientifiques et acteurs régionaux, seront préparées sur le thème : « Les zones humides et leur revalorisation », en partenariat avec l’Institut National de la Recherche Agronomique (INRA), l’Institut Français de Recherche pour l’Exploitation de la Mer (Ifremer), le Centre pour le Développement de l’Intelligence Economique et Stratégique (CDIES – Brésil) et le WNC (Etats-Unis).

Dans le cadre de la rencontre des Centres de Culture Scientifique Technique et Industrielle (CCSTI) de France et des Science Centers du réseau européen, est prévu un temps fort sur la médiation professionnelle. Il aura pour thème « La démocratie en mouvement : vers un nouveau contrat social planétaire, le regard des sciences humaines ». Seront invités les professionnels de lamédiation et des médias. Des ateliers et conférences sont notamment prévus autour des problèmes posés par la médiatisation des grands enjeux planétaires.

Enfin, les acteurs du territoire des Deux Sèvres engagent, en partenariat avec les mutuelles, un nouveau partenariat pour la création d’un pôle de recherche sur « le développement et les solidarités », l’UEIE 2009 organisera d’ailleurs, le vendredi 2 octobre, une journée sur cette thématique.

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Ont déjà confirmé leurs présences, notamment :

Edgar MORIN

Cristina NARBONA
Ancienne Ministre de l’environnement d’Espagne (gouvernement de M. Zapatero), représentante permanente auprès de l’OCDE.

Cristovam BUARQUE
Ancien Ministre de l’éducation du Brésil, membre de l’Institut d’Education de l’Unesco.

Guido GIRARDI
Sénateur de la République du Chili

Alain CAILLE
Professeur de sociologie à l’Université Paris-X, fondateur de la revue du MAUSS.

Jaime PRECIADO
Professeur de et chercheur en sociologie au département d’études ibériques et latino-américaines de l’Université de Guadalajara (Mexique).

Martine LANI-BAYLE
Professeur en sciences de l’éducation à l’Université de Nantes.

Paul CILLIERS
Professeur de philosophie à l’Université de Stellenbosch (Afrique du Sud)

Pablo MARQUET
Chercheur en écologie au Centre d’études avancées en écologie et en biodiversité (Chili). 

Alfredo PENA VEGA
Sociologue, directeur scientifique Institut International de Recherche Politique de Civilisation, centre Edgar-Morin-EHESS-CNRS.

Peter CUSTERS
Chercheur à l’International Institute for Asian Studies (IIAS), Leiden et Amsterdam (Pays-Bas).

Patrick VIVERET
Essayiste altermondialiste, référendaire à la Cour des comptes.

Rasmus KLOCKER LARSEN
Chercheur en biologie et en biodiversité à l’Institut d’Environnement de Stockholm

Elimar PINHEIRO DO NASCIMENTO
Sociologue, directeur du Centre de développement durable de l’Université de Brasilia.

 

Posté par desirs_davenir à 20:11 - Actions en Poitou-Charentes : des paroles aux actes - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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