mardi 29 septembre 2009
Message de Jean-Louis Bianco à l'ensemble des adhérents de Désirs d'Avenir
Cher(e)s ami(e)s, Cher(e)s camarades,
Nous sommes appelés à nous prononcer jeudi prochain sur un questionnaire portant sur la rénovation et rédigé au nom de l'ensemble du Parti Socialiste.
J'ai fait partie de la commission qui en a été chargée, commission présidée par Arnaud Montebourg. Le travail réalisé dépasse les clivages d'hier et nous pouvons aujourd'hui être fiers de voir reprises par l'ensemble de notre formation politique les idées que nous portions au congrès de Reims avec Ségolène Royal.
Je voudrais apporter deux précisions à ceux qui souhaitent s'abstenir ou voter "contre" craignant donner un 'blanc seing' à la direction de Martine Aubry :
- Nous ne pouvons renier nos propres propositions simplement parce que nous ne sommes pas à la tête du PS. La force des idées doit toujours rester au-dessus des enjeux d'appareil. C'est ce qui anime depuis le début la démarche de Désirs d'Avenir.
- Pour la définition des modalités de mise en œuvre de cette rénovation, nous avons obtenu que le mandat des militants socialistes ne soit donné qu'au Bureau National (BN) et non à la direction nationale. En effet, le BN est composé de responsables de toutes les sensibilités dont la nôtre.
Espérant avoir répondu à vos interrogations et vous retrouver nombreux dans ce vote en faveur de l'indispensable rénovation de notre parti, je vous adresse mes plus sincères amitiés,
Jean-Louis Bianco
lundi 28 septembre 2009
RAPPEL : réunion du Comité d'Animation de Désirs d'avenir Alsace
Les membres du Comité d'Animation de Désirs d'avenir Alsace se réuniront
le mercredi 30 septembre à 20H
au Restaurant du Cygne
15, rue Édouard Richard à COLMAR
Voici l’ordre du jour proposé pour ce troisième CA :
1. Organisation du grand débat participatif sur l’Entreprise et les SCOP prévu pour le 7 novembre 2009 avec notamment la présence de Jean-Louis Bianco :
- présentation des points à discuter
- les intervenants
- les invités et présentation du carton d’invitation par
Hervé
- moment convivial : équipe d’organisateurs
- financement
2. Organisation de l’AG de DAA qui aura lieu le même jour, avant le débat participatif
3. Débat participatif sur l'environnement en décembre à Colmar, contact a été pris avec Aurélie
Filippetti
4. Divers
- EAG
- JDA : Cyrille
- Blog : Sofiane
- Actualités
- Autres
Dans l’attente de nous revoir tous ensemble pour réfléchir,
pour décider, pour avancer, et en toute fraternité,
Marie et l’équipe d’animation
l'Université Européenne du 2 octobre à Poitiers
Chère amie, cher ami,
Elle est organisée par la Région Poitou-Charentes en collaboration avec l'Institut International Recherche Politique de Civilisation d'Edgar Morin et l'Espace Mendès-France de Poitiers.
Elle aura lieu de *18h30 à 21h00* à l'amphithéâtre de la faculté de droit de Poitiers, qui est situé sur la place du marché.
Elle s'intitule : " 7 défis pour une politique de civilisation ".
Seront présents : Ségolène Royal, Edgar Morin, Danielle Mitterrand, Doudou Diene (Sénégalais, ancien rapporteur sur le racisme au près du Secrétaire Général de l'ONU) et Cristina Narbona (Espagnole, ancienne ministre de l'environnement de M. Zapatero).
Toutes les informations pratiques (inscription, lieu, hébergement) sont disponibles sur
NB : La salle ne contient que 400 places. Il est possible qu'elle soit rapidement pleine. Celles et ceux qui se déplaceront devront *être présents très tôt* pour bien pouvoir y assister et y assister en bonne place.
S'il y a besoin d'informations supplémentaires, nous sommes à votre disposition.
Amitiés fidèles,
Benoit, coordinateur de DA national
dimanche 27 septembre 2009
Lu sur le net : Moi, Mustapha Kessous, journaliste au "Monde" et victime du racisme
Voici un témoignage qui nous permet d'affirmer que La France a malheureusement encore beaucoup de chemin à faire pour se reconnaître dans son métissage...
Source : LeMonde.fr
"Brice Hortefeux a trop d'humour. Je le sais, il m'a fait une blague un jour. Jeudi 24 avril 2008. Le ministre de l'immigration et de l'identité nationale doit me recevoir dans son majestueux bureau. Un rendez-vous pour parler des grèves de sans-papiers dans des entreprises. Je ne l'avais jamais rencontré. Je patiente avec ma collègue Laetitia Van Eeckhout dans cet hôtel particulier de la République. Brice Hortefeux arrive, me tend la main, sourit et lâche : "Vous avez vos papiers ?"Trois mois plus tard, lundi 7 juillet, jour de mes 29 ans. Je couvre le Tour de France. Je prépare un article sur ces gens qui peuplent le bord des routes. Sur le bitume mouillé près de Blain (Loire-Atlantique), je m'approche d'une famille surexcitée par le passage de la caravane, pour bavarder. "Je te parle pas, à toi", me jette un jeune homme, la vingtaine. A côté de moi, mon collègue Benoît Hopquin n'a aucun souci à discuter avec cette "France profonde". Il m'avouera plus tard que, lorsque nous nous sommes accrédités, une employée de l'organisation l'a appelé pour savoir si j'étais bien son... chauffeur.
Je pensais que ma "qualité" de journaliste au Monde
allait enfin me préserver de mes principaux "défauts" : être un Arabe,
avoir la peau trop basanée, être un musulman. Je croyais que ma carte
de presse allait me protéger des "crochets" balancés par des gens
obsédés par les origines et les apparences. Mais quels que soient le
sujet, l'endroit, la population, les préjugés sont poisseux.
J'en parle souvent à mes collègues : ils peinent à me croire lorsque je
leur décris cet "apartheid mental", lorsque je leur détaille les
petites humiliations éprouvées quand je suis en reportage, ou dans la
vie ordinaire. A quoi bon me présenter comme journaliste au Monde, on ne me croit pas. Certains n'hésitent pas à appeler le siège pour signaler qu'"un Mustapha se fait passer pour un journaliste du Monde !"
Ça fait bien longtemps que je ne prononce plus mon prénom lorsque je me
présente au téléphone : c'est toujours "M. Kessous". Depuis 2001,
depuis que je suis journaliste, à la rédaction de Lyon Capitale puis à celle du Monde, "M. Kessous", ça passe mieux : on n'imagine pas que le reporter est "rebeu". Le grand rabbin de Lyon, Richard Wertenschlag, m'avait avoué, en souriant : "Je croyais que vous étiez de notre communauté."
J'ai dû amputer une partie de mon identité, j'ai dû effacer ce prénom
arabe de mes conversations. Dire Mustapha, c'est prendre le risque de
voir votre interlocuteur refuser de vous parler. Je me dis parfois que
je suis parano, que je me trompe. Mais ça s'est si souvent produit...
A mon arrivée au journal, en
juillet 2004, je pars pour l'île de la Barthelasse, près d'Avignon,
couvrir un fait divers. Un gamin a été assassiné à la hachette par un
Marocain. Je me retrouve devant la maison où s'est déroulé le drame, je
frappe à la porte, et le cousin, la cinquantaine, qui a tenté de
réanimer l'enfant en sang, me regarde froidement en me lançant : "J'aime pas les Arabes." Finalement, il me reçoit chez lui.
On pensait que le meurtrier s'était enfui de l'hôpital psychiatrique de
l'endroit : j'appelle la direction, j'ai en ligne la responsable : "Bonjour, je suis M. Kessous du journal Le
Monde..." Elle me dit être contente de me recevoir. Une fois sur place,
la secrétaire lui signale ma présence. Une femme avec des béquilles me
passe devant, je lui ouvre la porte, elle me dévisage sans me dire
bonjour ni merci. "Il est où le journaliste du Monde ?",
lance-t-elle. Juste derrière vous, Madame : je me présente. J'ai alors
cru que cette directrice allait s'évanouir. Toujours pas de bonjour. "Vous avez votre carte de presse ?, me demande-t-elle. Vous avez une carte d'identité ?" "La prochaine fois, Madame, demandez qu'on vous faxe l'état civil, on gagnera du temps",
riposté-je. Je suis parti, évidemment énervé, forcément désarmé, avant
de me faire arrêter plus loin par la police qui croyait avoir... trouvé
le suspect.
Quand le journal me demande de couvrir la révolte des banlieues en
2005, un membre du club Averroès, censé promouvoir la diversité, accuse
Le Monde d'embaucher des fixeurs, ces guides que les journalistes paient dans les zones de guerre. Je suis seulement l'alibi d'un titre "donneur de leçons". L'Arabe de service, comme je l'ai si souvent entendu dire. Sur la Toile, des sites d'extrême droite pestent contre "l'immonde" quotidien de référence qui a recruté un "bougnoule " pour parler des cités.
Et pourtant, s'ils savaient à quel point la banlieue m'était étrangère.
J'ai grandi dans un vétuste appartement au coeur des beaux quartiers de
Lyon. En 1977, débarquant d'Algérie, ma mère avait eu l'intuition qu'il
fallait vivre au centre-ville et non pas à l'extérieur pour espérer
s'en sortir : nous étions parmi les rares Maghrébins du quartier Ainay.
Pour que la réussite soit de mon côté, j'ai demandé à être éduqué dans
une école catholique : j'ai vécu l'enfer ! "Retourne dans ton pays", "T'es pas chez toi ici", étaient les phrases chéries de certains professeurs et élèves.
Le 21 décembre 2007, je termine une session de perfectionnement dans
une école de journalisme. Lors de l'oral qui clôt cette formation, le
jury, composé de professionnels, me pose de drôles de questions : "Etes-vous musulman ? Que pensez-vous de la nomination d'Harry Roselmack ? Si vous êtes au Monde, c'est parce qu'il leur fallait un Arabe ?"
A plusieurs reprises, arrivant pour suivre un procès pour le journal, je me suis vu demander : "Vous êtes le prévenu ?" par l'huissier ou le gendarme en faction devant la porte du tribunal.
Le quotidien du journaliste ressemble tant à celui du citoyen. Depuis
plusieurs mois, je cherche un appartement. Ces jours derniers, je
contacte un propriétaire et tombe sur une dame à la voix pétillante : "Je m'appelle Françoise et vous ?" "Je suis M. Kessous ", lui répondis-je en usant de mon esquive habituelle. "Et votre prénom ?",
enchaîne-t-elle. Je crois qu'elle n'a pas dû faire attention à mon
silence. Je n'ai pas osé le lui fournir. Je me suis dit que, si je le
lui donnais, ça serait foutu, qu'elle me dirait que l'appartement avait
déjà été pris. C'est arrivé si souvent. Je n'ai pas le choix. J'hésite,
je bégaye : "Euhhhhh... Mus... Mustapha."
Au départ, je me rendais seul dans les agences immobilières. Et pour moi - comme par hasard - il n'y avait pas grand-chose de disponible. Quand des propriétaires me donnent un rendez-vous pour visiter leur appartement, quelle surprise en voyant "M. Kessous" ! Certains m'ont à peine fait visiter les lieux, arguant qu'ils étaient soudainement pressés. J'ai demandé de l'aide à une amie, une grande et belle blonde. Claire se présente comme ma compagne depuis cet été et fait les visites avec moi : nous racontons que nous allons prendre l'appartement à deux. Visiblement, ça rassure.
En tout cas plus que ces vigiles qui se sentent obligés de me suivre
dès que je pose un pied dans une boutique ou que ce vendeur d'une
grande marque qui ne m'a pas ouvert la porte du magasin. A Marseille,
avec deux amis (un Blanc et un Arabe) - producteurs du groupe de rap
IAM -, un employé d'un restaurant a refusé de nous servir...
La nuit, l'exclusion est encore plus humiliante et enrageante, surtout
quand ce sont des Noirs et des Arabes qui vous refoulent à l'entrée
d'une boîte ou d'un bar. Il y a quatre mois, j'ai voulu amener ma soeur
fêter ses 40 ans dans un lieu parisien "tendance". Le videur nous a
interdit l'entrée : "Je te connais pas !" Il aurait pourtant pu se souvenir de ma tête : j'étais déjà venu plusieurs fois ces dernières semaines, mais avec Dida Diafat, un acteur - dont je faisais le portrait pour Le Monde - et son ami, le chanteur Pascal Obispo.
Fin 2003, je porte plainte contre une discothèque lyonnaise pour
discrimination. Je me présente avec une amie, une "Française". Le
portier nous assène le rituel "Désolé, y a trop de monde." Deux minutes plus tard, un groupe de quinze personnes - que des Blancs - entre. Je veux des explications. "Dégage !", m'expédie le videur. La plainte sera classée sans suite. J'appellerai Xavier Richaud, le procureur de la République de Lyon, qui me racontera qu'il n'y avait pas assez d'"éléments suffisants".
Que dire des taxis qui après minuit passent sans s'arrêter ? Que dire
de la police ? Combien de fois m'a-t-elle contrôlé - y compris avec ma
mère, qui a plus de 60 ans -, plaqué contre le capot de la voiture en
plein centre-ville, fouillé jusque dans les chaussettes, ceinturé lors
d'une vente aux enchères, menotté à une manifestation ? Je ne compte
plus les fois où des agents ont exigé mes papiers, mais pas ceux de la
fille qui m'accompagnait : elle était blonde.
En 2004, une nuit à Lyon avec une amie, deux policiers nous croisent : "T'as vu le cul qu'elle a !", lance l'un d'eux. "C'est quoi votre problème ?" rétorqué-je. Un des agents sort sa matraque et me dit en la caressant : "Il veut quoi le garçon ?" Le lendemain, j'en ai parlé avec Yves Guillot, le préfet délégué à la police : il m'a demandé si j'avais noté la plaque de leur voiture. Non...
En 2007, la brigade anticriminalité, la BAC, m'arrête sur les quais du
Rhône à Lyon : j'étais sur un Vélo'v. On me demande si j'ai le ticket,
si je ne l'ai pas volé. L'autre jour, je me gare en scooter sur le
trottoir devant Le Monde.
Je vois débouler une voiture, phares allumés : des policiers, mains sur
leurs armes, m'arrêtent. Je leur dis que je travaille là. Troublés, ils
me demandent ma carte de presse, mais pas mon permis.
Des histoires comme celles-là, j'en aurais tant d'autres à raconter. On
dit de moi que je suis d'origine étrangère, un beur, une racaille, un
islamiste, un délinquant, un sauvageon, un "beurgeois", un enfant issu
de l'immigration... Mais jamais un Français, Français tout court.
vendredi 25 septembre 2009
Discours prononcé par Ségolène Royal à New York
Voici le discours prononcé par Ségolène Royal à New York, devant
l’Internationale Socialiste, réunie le 23 septembre 2009 dans l'enceinte des
Nations Unies à New York.
Chers amis de l’Internationale
Socialiste,
Je voudrais tout d’abord remercier Georges Papandréou,
Président de l’Internationale socialiste et Président du PASOK de nous donner
l’occasion de nous réunir ici, aux Nations-Unies, en ce lieu si symbolique. Cher
Georges, nous espérons chaleureusement que le peuple de Grèce t’accordera sa
confiance lors des élections générales qui se tiendront dans quelques
jours.
Merci également à Ricardo Lagos, ancien Président du Chili, pour le
remarquable rapport qu’il nous a remis, au nom de la Commission pour une société
durable. Ricardo, tu me confirmes dans l’idée que nous aurons plus que jamais,
nous socialistes de tous les pays, une voix puissante et originale à faire
entendre à Copenhague.
Merci également à Jallal Talabani, Président de la
République d’Irak d’être à nos côtés cet après-midi.
Comme vous tous ici, je
voudrais que les mots que nous prononçons soient déjà des actes. Et que
« dire » soit déjà « faire ».
J’étais à Rio en 1992 comme
ministre de l’environnement de la France. Je suis à New-York en 2009.
17
ans.
17 longues années.
Et un sentiment qui gronde dans le cœur et
l’âme des peuples du monde, un sentiment qui emporte tout, un sentiment que nous
connaissons bien, nous, progressistes, parce qu’il est au principe de notre
engagement : la colère.
Tout a déjà été dit. Depuis longtemps. Depuis trop
longtemps. Trop de mots. Trop de déclarations sans effets. La valeur des
engagements s’est émoussée, la valeur des serments s’est érodée.
Les beaux
discours sur les tribunes. Les effets de manche. « Notre planète brûle et
nous la regardons brûler » ; « nous révolutionnerons le
capitalisme financier ».
Et derrière, la petitesse et la rouerie, et
tout le monde qui se regarde en chien de faïence, et tout le monde qui regarde
son voisin pour savoir s’il ne sera pas mieux traité.
Le bal des
hypocrites.
Le bal des cyniques.
Le bal de ceux qui ne comprennent pas que
le temps est venu.
Le bal de ceux qui ne voient pas que les peuples sont
fatigués des simagrées des puissants.
Alors j’aimerais devant vous ne
prononcer qu’un verbe.
Un verbe venu du tréfonds de notre conscience. Un
verbe élémentaire. Un verbe clair et sonore, ardent.
Un verbe pour redonner
du courage aux millions de réfugiés climatiques.
Un verbe pour dire aux
centaines de millions de victimes de la crise financière : « vos vies
valent plus que leurs profits »
Ce verbe, c’est le verbe
« agir ».
J’ai écouté le Président Obama ce matin devant la tribune
de l’Assemblée générale des Nations-Unies. J’ai entendu la force de mots sobres
et efficaces. Les mots « actions » et
« responsabilité ».
Il a énoncé des règles simples et courageuses.
« Donner l’exemple ». « Conjuguer nos forces pour inventer un
avenir meilleur ». « Agir sans attendre que d’autres aient fait le
premier pas ».
Voilà ce que doit être une politique de générosité et de
fraternité mondiale.
Il est des tournures d’esprit avec lesquels nous devons
impérativement rompre : les jeux tactiques sans retours, les stratégies à
trois bandes, à cinq bandes, à milles bandes. « Si je fais un pas en avant,
l’autre me suivra-t-il ? » ; « si je m’engage, moi, nation
du Nord, dans une réduction de 80% de mes émissions de gaz à effet de serre
d’ici 2050, les pays émergents n’en profiteront-ils pas ? » « Si
je durcis les conditions de rémunération des traders, les autres places
financières n’en tireront-elles pas un avantage à mon
détriment ? »
Tout cela est fini. Les petits calculs de la
realpolitik sont aussi dérisoires que vains lorsque ce qui est en jeu,
c’est la survie de l’espèce elle même.
Que cela ne nous empêche pas de
raisonner en termes d’intérêt bien compris. Bien sûr. Car loin de nous l’idée
d’être des colombes naïves dans un univers d’acier. Mais je vous en conjure,
regardons-le avec un peu de hauteur cet intérêt !
Car celui qui gagne,
ce n’est pas celui qui ne lâche rien, c’est au contraire celui qui donne
l’exemple et fait le premier pas.
Celui qui gagne dans le jeu international,
c’est celui qui s’attire l’amitié des peuples, celui qui noue de nouvelles
collaborations, celui qui respecte l’intérêt général.
Celui qui respecte
contre celui qui méprise.
Celui qui est droit contre celui qui est tortueux
et retors.
La nation la plus glorieuse aux yeux des générations futures,
c’est celle qui, par la force contagieuse de sa vertu, aura su mettre en
mouvement toutes les autres ; c’est celle qui, sans mots dire, par sa seule
obstination à agir pour le mieux, aura contraint toutes les autres à se
justifier. Et à agir à leur tour.
Regardez nos opinions publiques. Ne
croyez-vous pas qu’elles demanderont des comptes à nos gouvernements si elles
voient que d’autres vont plus loin, plus vite ?
La perception de notre
commune humanité ne doit pas nous conduire à nier les concurrences, les intérêts
divergents qui parfois nous opposent. Mais justement : retournons cette
émulation, utilisons-là comme un levier d’Archimède, faisons en sorte qu’elle
devienne une émulation pour le meilleur et non pour le pire.
***
Chers amis
Il est des moments de
l’histoire où tout se cristallise, tout se dessine, tout se noue, tout se
joue.
Nous vivons un tel moment.
Nous vivons une époque que les
générations futures observeront en se disant : tout s’est décidé au cours
de ces quelques mois de l’année 2009.
Tout, c’est d’abord les négociations sur le
climat. Et je ne veux pas avoir à dire un jour à mes petits
enfants : « nous n’avons pas été capables d’empêcher une hausse de la
température du globe de plus de deux degrés, nous n’avons pas été capables de
diminuer chez nous, dans les pays du Nord, nos émissions de plus de
80%. »
Je ne veux pas avoir à confesser un tel échec.
Et je suis sûre
qu’aucun de nous ici ne le veut.
Alors la feuille de route est claire :
objectifs chiffrés contraignants, étape intermédiaire en 2020 avec une réduction
de 20% des rejets de gaz carbonique par rapport à 1990, réduction de 50% en
2050, 80 % pour les pays développés. Agissons enfin.
Tout, c’est ensuite l’avenir du capitalisme
mondial. Je ne veux pas avoir à dire un jour à mes
petits-enfants : « nous n’avons pas été capables de prévenir la grande
crise mondiale des années 2020. » Je ne le veux pas et je suis sûre que
personne ici ne le veut.
D’une certaine manière, nous avons la chance de
pouvoir prédire l’avenir : si nous réformons en profondeur le système
bancaire, par exemple en séparant banques de dépôts et banque d’affaires, si
nous plafonnons les bonus des traders, si nous imposons des limites à la
rémunération sans bornes que prélèvent les actionnaires, au détriment des
salariés et de l’investissement dans l’entreprise, si nous faisons tout cela
alors nous pourrons regarder les générations futures avec la fierté du devoir
accompli.
Si nous ne le faisons pas, nous lirons dans leur regard un légitime
reproche : celui de n’avoir pas fait tout ce qui était en notre pouvoir
pour leur épargner ce dont nous avons été nous même les victimes
expiatoires.
Tout, c’est
également le désarmement mondial. Il se passe ces jours-ci des
évènements inédits. Pendant quelques années, malgré la fin de la guerre froide,
malgré la transformation profonde des conflits, nous avons pu croire que la
réduction des arsenaux nucléaires marquait un pas. Mise en cause du Traité ABM
sur les missiles anti-missiles, projet de bouclier aux marches de la
Russie : la course semblait relancée, avec des effets de réverbération
mondiaux, en Corée du Nord et en Iran notamment.
Des lueurs d’espoir
apparaissent à nouveau. Enfin les Etats-Unis sont prêts à faire, courageusement,
le premier pas en faveur d’une réduction. C’est une chance pour le monde
entier.
Soutenons ces efforts partout. Ceux qui justifient la prolifération
en pointant du doigt les Etats-Unis en seront pour leur frais.
Soyons
vertueux partout. Nous n’en serons que plus légitimes pour combattre avec une
fermeté et une détermination sans faille toutes les formes de
prolifération.
Tout, c’est
enfin les inégalités Nord/Sud. Là aussi plus de grands discours.
Plus de déclarations. Mais des actes. Un prélèvement sur les transactions de
change par exemple, cette fameuse contribution Tobin, dont on reparle à nouveau.
Les opinions sont prêtes, aux gouvernements de leur emboîter le pas.
***
Il y a 70 ans éclatait le second conflit
mondial. Notre liberté, notre dignité, notre humanité étaient menacées. Des
Nations aussi antithétiques que les Etats-Unis d’Amérique et l’Union soviétique
se rassemblaient pour vaincre un même péril. Unis face à la même menace, face à
la même barbarie. Unis par la même fraternité d’armes.
C’est avec le même
esprit d’union internationale que nous devons renouer.
Le temps est à
l’action, le temps est à la décision, le temps est la prise de conscience
radicalement lucide que tout se joue ces jours ci, ces semaines ci.
Nous
avons encore la possibilité de décider librement de notre avenir. Mais nous
n’avons plus beaucoup de temps. A nous de faire notre devoir. A nous de faire ce
qui est juste. A nous de donner le meilleure de nous pour un monde
meilleur.
mardi 22 septembre 2009
CAA : Comité d'Animation Alsace
Les membres du Comité d'Animation de Désirs d'Avenir Alsace se réuniront le 30 septembre à Colmar. L'objectif essentiel est d'organiser le premier grand débat participatif qui aura lieu à:
WISSEMBOURG le samedi 7 NOVEMBRE 2009
Il sera animé par nos amis du Bas-Rhin, et particulièrement par le comité DA d'Outre-Forêt dont Alain FOUTHIER, animateur DAA et syndicaliste, présentera la problématique de l'emploi en Alsace. Ce débat est ouvert à tous les citoyens. Notez dès à présent cette date. De plus amples renseignements vous parviendront ultérieurement.
L'équipe DAA
revue de presse complète pour tous ceux qui le demandent
nos amis de l'Hérault nous envoient ce
Blog de la Fête de la Fraternité à Montpellier
La Fête de la Fraternité a eu lieu le 19 septembre au Domaine de Grammont.
Un succès : plus de 3 000 personnes
Discours de Ségolène Royal : 2ème partie (en attente)
Revue de presse, les lendemains de la Fête :
A Montpellier, Ségolène Royal tente de reprendre la main
Ségolène Royal prend une opinion d'avance
Ségolène Royal théorise sa stratégie de contournement du PS
En défense de Désirs d'avenir et de Ségolène
Royal isolée mais populaire, surtout pour les Mariannautes
A sa Fête de la Fraternité, Royal prône «le dépassement du PS»
LANGUEDOC-ROUSSILLON : Georges Frêche aime "la pugnacité de Ségolène Royal"
Royal affiche sa différence
Ségolène Royal a été accueillie comme une rock star à sa Fête de la Fraternité
Fête de la fraternité, le fil de la journée
Ségolène Royal en route pour 2012
Lu sur le blog de Michèle Delaunay
Je sais, c'est un peu familier, ou du moins ça le laisse imaginer. La symbolique qui assimile le courage à la virilité a pourtant le mérite d'être simple et plus encore d'être universelle. Appliquée aux femmes, elle ne manque pas en plus d'un brin de militantisme féministe qui n'est jamais à dédaigner.
"Jamais subir, jamais faiblir", Ségolène partage ces deux éminentes qualités avec un certain nombre de femmes politiques. Elle vient de le montrer à Montpellier. "Seuls, vous sentez-vous seuls ?" a-t-elle demandé aux 3000 militants qui étaient venus l'écouter. La réponse ne s'est pas faite attendre et elle dit en écho "moi non plus !"
La rénovation se fera-t-elle sans elle ? Non, au contraire, elle reprend la main et se situe à l'avant du mouvement.
Le site, il est raté ? Elle le reconnaît, il a été fait trop vite. On passe à autre chose. Au demeurant, ça ne mérite pas davantage.
Je n'étais pas à Montpellier, mais les échos qu'en donnent tous les médias sont plutôt roboratifs. Qu'on l'aime ou qu'on ne l'aime pas, Ségolène a un caractère solide et du courage. Est-ce si répandu en politique, où la fragilité et l'art de contourner ou d'éviter les situations difficiles sont menu quotidien.
Décidément, ça ne fait pas de doute, les femmes en ont !
Réagissons
L’histoire se répète une fois de plus, nous assistons à un rejet de Ségolène ROYAL par sa famille politique.
Lorsqu’on entend des cadres du parti, des élus de la région parisienne en particulier, on retrouve la même colère, la même haine et hélas, le trop fameux « Tout sauf Ségolène ». Beaucoup de ces cadres et élus ne souhaitent pas les « primaires ouvertes », et font corps autour de Martine, même s’ils ne sont pas d’accord avec elle (cumul des mandats, par exemple)
Désirs d’Avenir sera t’il assez fort pour soutenir et faire gagner Ségolène ? Aussi de toutes nos forces, essayons de retenir ceux qui sont près d’elle et de nous, et que ceux qui se sont éloignés ou s’interrogent, se rapprochent d’elle et nous rejoignent.
Monique LEBORGNE
lundi 21 septembre 2009
Fête de la fraternité : les premières photos !
Nous étions près de 3 000 à avoir répondu présents ce samedi pour la deuxième édition de la fête de la fraternité. Désirs d'avenir Alsace était représenté à Montpellier, sous la bannière "l'Alsace fraternelle, l'Alsace Ségo l'aime", par une délégation de 20 personnes qui avaient spécialement fait le déplacement.
Voici en avant-première un petit échantillon de photos prises sur place :
Plus de photos à venir très prochainement dans notre album photo...
L'équipe DAA











