Désirs d'avenir Alsace

Comité Désirs d'avenir Alsace

samedi 28 novembre 2009

Ségolène Royal souhaite "une bonne fête" de l'Aïd el-Kébir à tous les musulmans

PARIS, 27 nov 2009 (AFP)

Ségolène Royal (PS) a souhaité vendredi une bonne fête de l'Aïd el-Kébir à tous les musulmans de France, soulignant que ces célébrations étaient aussi pour le pays "une occasion de mesurer sa chance d'être une nation forte de tous les siens".             

"En ce jour d'Aïd el-Kébir, je souhaite une bonne fête à nos millions de compatriotes musulmans", écrit la présidente de la région Poitou-Charentes et ex candidate à la présidentielle dans un communiqué.

"Ces retrouvailles familiales et conviviales sont, traditionnellement, un moment de partage. Elles sont aussi pour la France une occasion de mesurer sa chance d'être une nation forte de tous les siens", conclut le texte.

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samedi 21 novembre 2009

La polémique n’affaiblit pas Royal

Source : LeParisien.fr

Malgré les mots très durs échangés le week-end dernier avec Vincent Peillon, les sympathisants PS voient toujours en Ségolène Royal une « bonne candidate » pour 2012.

Quel jugement les Français portent-ils sur Ségolène Royal après la spectaculaire querelle qui l’a opposée le week-end dernier à son ex-lieutenant Vincent Peillon ? Notre sondage CSA-« le Parisien »-« Aujourd’hui en France » montre d’abord que personne ou presque n’a vraiment compris les raisons de ce pugilat. 

C’est ce que reconnaissent aussi bien les sympathisants de droite (59 %) que de gauche (59 %). Mais si l’ensemble des sondés impute plutôt ce conflit à la situation interne au PS, les sympathisants socialistes, fins connaisseurs des « bisbilles » au sein de leur parti favori, sont nettement plus nombreux (49 % contre 36 % à l’ensemble des Français) à y voir « une opposition entre deux personnes ».

« Il y a là une vraie différence d’appréciation qui entraîne ensuite un jugement très contrasté sur le potentiel présidentiel de Ségolène Royal pour 2012 », relève Jean-Daniel Lévy, directeur du département politique- opinion de l’institut CSA. Car si, toutes sensibilités confondues, les Français estiment majoritairement (54 %) que la présidente de Poitou-Charentes ferait « une mauvaise candidate » pour 2012, les sympathisants PS sont tout autant à considérer qu’elle ferait « une bonne candidate ». C’est aussi l’avis des sondés proches du Front national (50 %) et des chômeurs (50 %). Les adversaires de Royal en sont pour leurs frais : malgré la polémique, la dame est toujours dans la course.

Le Parisien

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vendredi 20 novembre 2009

«On veut la disqualifier, donc on la dit instable»

Source : Libération.fr

Interview de Sophie Bouchet-Petersen par Nicole Dewandre

Fidèle de la première heure de Ségolène Royal, Sophie Bouchet-Petersen est aujourd’hui sa principale conseillère.

Comment expliquez-vous la virulence des critiques dont Ségolène Royal fait l’objet ?

Le problème n’est pas dans la prise au pied de la lettre des reproches qui lui sont faits. Il est dans la véhémence des réactions pour tenter de la disqualifier. Il y a une récurrence des arguments depuis 2006. Ça tourne toujours autour des mêmes choses : pipolisation, instabilité. Quand on veut disqualifier une personne, c’est-à-dire instiller l’idée qu’on ne peut pas lui faire confiance, il faut qu’elle soit imprévisible, instable… Mais, pourtant, le fait de surprendre son monde n’est pas un défaut stratégique. Au contraire, elle a une belle aptitude à «empoigner les événements par les naseaux» quand l’occasion se présente. Donc, la disqualification fondamentale est de dépolitiser et de psychologiser - c’est un coup classique - quelque chose qui est, en réalité, un talent politique. Bien sûr, le talent politique de Ségolène Royal bouscule l’idée traditionnelle que des gens d’avant-hier se font de ce que c’est le talent, l’intelligence, l’efficacité et le courage politique.

Dans ce contexte hostile, quels sont ses atouts ?

Elle a cette intelligence stratégique du monde qui vient. Elle sait déceler dans le monde d’aujourd’hui quels sont les bons points d’appui pour que ça évolue dans le bon sens, que ce soit économiquement, socialement ou culturellement. Quand elle tient quelque chose qui est juste, elle ne lâche jamais l’affaire, et ça, c’est une belle constance en politique.

Les sondages sont aujourd’hui moins favorables…

On s’en fout. Excusez-moi de le dire comme ça ! Je sais qu’elle a la réputation de vivre le nez sur les sondages : c’est faux. Quand on fait appel chez les gens à ce qu’il y a d’intelligent en eux, on n’est pas déçu et ce n’est pas se vautrer dans la démocratie d’opinion que de dire cela : c’est la noblesse de la politique de faire vivre ce pari.

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mercredi 18 novembre 2009

Une question d'éthique

Par Michelle Delaunay

Oui, c'est la politique que je déteste, celle qui nous fait perdre la confiance des Français et qui nous fait perdre confiance en nous mêmes. Mais justement, il faut qu'elle cesse, que les Socialistes s'expriment et plus encore leur direction. Socialiste récente, le congrès de Reims était mon premier Congrès. J'ai soutenu la motion "E", "L'espoir à gauche, fier d'être socialiste" dont je donne l'intitulé complet mais la belle formule "l'espoir à gauche" est celle qui a marqué et qui est demeurée dans les esprits.

Même si Gerard Collomb était le premier signataire de cette motion, il ne fait de doute pour personne, pas plus les militants que le public, à ce moment comme aujourd'hui que cette motion était celle de Ségolène Royal.

Peu après les affres de ce Congrès, dont je me suis promis que s'il était pour moi le premier, il serait aussi le dernier sous cette forme, nous avons vu un beau matin un mouvement se constituer sous la forme d'une association "L'espoir à gauche". Vincent Peillon, brillant lieutenant de Ségolène dans la période précédente, s'est porté à sa tête. Pour ne parler que d'eux parmi mes collègues députés, soutiens de la motion E, certains ont été conviés régulièrement, d'autres de temps en temps, d'autres encore pas du tout, par le même Vincent Peillon.

Une certaine interrogation s'est progressivement installée parmi les militants de la motion E : la référence à Ségolène apparaissait de plus en plus ténue. A Marseille, puis à Dijon, elle n'a été ni conviée, ni évoquée. En ce qui concerne Dijon, on connait la suite et je pense que Ségolène a eu raison de s'y rendre "naturellement" : il s'agit du courant qu'elle incarne, les militants sont ceux qui l'ont soutenue et qui l'ont d'ailleurs fort bien accueillie. Elle a eu raison malgré l'effet délétère que cela a, en ce moment encore, pour tous les socialistes. Les paroles de Vincent Peillon à son égard ont confirmé son intention de se porter non pas à la tête de l'association, mais à la tête du mouvement que Ségolène incarne. Pour cela, il a fait une OPA sur le mouvement et sur son nom "L'espoir à gauche".

C'est un manquement à l'éthique du Parti Socialiste, un acte déloyal et un abus d'identité. Nous n'en avions pas besoin. Il s'agit maintenant que cela ne se reproduise pas. Pour cette raison, notre Première Secrétaire ne peut se taire. Il ne s'agit pas de "bisbilles" que l'on peut écarter en les considérant, à raison, comme de moindre importance que tous les signes qui témoignent du médiocre état de notre pays. Mais Chef elle est, en chef elle doit se comporter. Quoi faire ?

- Activer ce comité d'éthique pour lequel nous avons massivement voter le 1er octobre. Sans bruit excessif, sans journalistes, en interne. Mais est-il seulement constitué ?

Ségolène Royal et Vincent Peillon doivent à l'évidence poursuivre séparément leur chemin. Quelques points méritent précision, même si leur intérêt est d'abord interne : Vincent Peillon siège aujourd'hui dans les instances nationales comme représentant désigné de la motion E. Cette situation doit elle être maintenue ?

De la même manière et pour la même raison, Vincent Peillon a été situé en position éligible dans nos listes européennes. N'est-ce pas, cela aussi, une interrogation ?

- Laisser la parole aux militants, sans affrontement, en liberté et en responsabilité, en particulier au regard des prochaines échéances. Le Parti Socialiste, c'est d'abord chacun de nous.

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mardi 17 novembre 2009

Les Françaises plébiscitent le chèque contraception de Royal

Le sujet fait débat dans la sphère politique pas chez les Françaises. Selon une enquête Ifop-20 Minutes, 67 % des femmes interrogées sont favorables au chèque contraception à destination des lycéennes que Ségolène Royal a mis en place en Poitou-Charentes. D'un montant global de 144 euros, ces chèques donneront notamment droit à une consultation médicale et à un traitement contraceptif de six mois. Si les 65 ans et plus sont plus circonspectes (52 % d'avis favorables), les 18-24 ans approuvent très largement la mesure (79 % de réponses positives), tout comme les 35-49 ans (70 %). Or, c'est dans cette tranche d'âge que l'on retrouve justement le plus de mères d'adolescentes.

« Ségolène Royal savait qu'elle allait susciter le débat politique. Mais comme par le passé, elle démontre une certaine capacité à « sentir » l'opinion et à faire des propositions qui remportent l'adhésion du public », analyse Jérôme Fourquet, directeur adjoint au département Opinions de l'Ifop, qui y voit le moyen pour la présidente de Poitou-Charentes de « revenir dans le débat politique au sens noble du terme ». En fin de semaine dernière, le ministre de l'Education, Luc Chatel, s'était prononcé contre la mesure. Tout comme la présidente du Parti chrétien-démocrate, Christine Boutin, qui a dénoncé un projet scandaleux.

Charlotte Mannevy

Source : 20minutes.fr

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dimanche 15 novembre 2009

Un millier de personnes à la grande réunion régionale intitulée "Poitou-Charentes en avant, venez construire la suite »

ALeqM5i62It2Y_fOdrsg7wBxRHKY4URQOQLa présidente de la région a réuni ses partisans dimanche à La Crèche. Les élections sont lancées...

Un millier de sympathisants a répondu dimanche après-midi à l'invitation de Ségolène Royal. L'ancienne candidate socialiste à la présidentielle, de retour de Dijon, a choisi de clore le débat et la polémique qui l'oppose depuis 48 heures à Vincent Peillon, son ex-lieutenant."La politique c'est de rassembler, pas d'exclure.." a déclaré Mme Royal...

Loin des règlements de comptes au sein des courants du PS et des réactions négatives qui ont entouré son déplacement surprise à Dijon, c'est donc en "rassembleuse" que Ségolène Royal s'est présentée devant les élus et les militants socialistes réunis à La Crèche, dimanche après-midi. En ligne de mire, les régionales de mars prochain... La présidente du Poitou-Charentes a fait le bilan de son action à la tête de la région depuis 2004, une action marquée ces derniers mois par de nombreuses interventions sur le front économique et social en raison de la crise, notamment dans les bassins de l'emploi du nord de la Vienne et des Deux-Sèvres avec les plans sociaux de New Fabris, d'Heuliez, de la Camif ou d'Aubade...La liste est longue. La crise mais également la politique menée par le gouvernement ... Ségolène Royal n'a pas ménagé ses critiques au cours de ce meeting familial aux allures de grand-messe, notamment sur la réforme de l'Etat et des collectivités territoriales. La campagne des régionales est belle et bien lancée... La présidente sortante a très envie en tout cas de prolonger son mandat. La petite phrase sur le carton d'invitation en dit long sur ses intentions " Poitou-Charentes en avance,venez construire la suite..."      

Source : France 3 

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jeudi 12 novembre 2009

Ségolène Royal juge "désolant" que Chatel s'oppose aux chèques contraception

Source : AFP

Ségolène Royal a jugé "désolant" jeudi, qu'à propos de son projet de chèques contraception aux lycéennes de sa région, le ministre Luc Chatel ait considéré que "l'Education nationale n'a pas à se substituer au planning familial".

"La déclaration de Luc Chatel confirme bien qu'il a bloqué cette action. C'est désolant", a jugé la présidente de Poitou-Charentes, interrogée par l'AFP.

"C'est en tant que présidente de région et que femme que je m'exprime", a assuré Mme Royal qui a rappelé avoir "connu toutes les difficultés pour faire accepter la pilule du lendemain dans les établissements scolaires".

"Je pense que Luc Chatel devrait reconnaître cette action comme exemplaire et la généraliser dans toutes les régions".

"Il est dommage que Luc Chatel ignore que l'Education nationale a déjà comme mission de venir au secours de la détresse des élèves puisqu'une circulaire officielle prévoit déjà la contraception du lendemain", a-t-elle poursuivi.

"L'action régionale que j'ai conduite prend en compte la détresse sociale que représente en France 6.000 grossesses précoces dont 500 pour la région Poitou-Charentes et ces grossesses sont en voie d'augmentation", a poursuivi Mme Royal.

Elle fait valoir que "cette action qui a été adoptée à l'unanimité des conseillers généraux -majorité droite comme gauche- a bien sûr été mise en place en coordination avec le Planning familial, qui est souvent très éloigné des lycées ruraux".

Cette action, dit-elle aussi, est "le résultat d'une très longue consultation avec les professions médicales, les associations de parents d'élèves qui nous ont donné leur accord et les plannings familiaux".

Mme Royal organise une conférence de presse sur le sujet vendredi à 15H00 à Poitiers.

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mardi 10 novembre 2009

"Si Sarkozy redoute un président européen fort, il a tort."

Interview de Ségolène Royal parue dans le journal La Tribune du 10 novembre 2009 

Êtes-vous en faveur d'un président du Conseil européen fort ou plutôt d'un organisateur ?

Dans un premier temps, il est évident que sa fonction sera d'organiser une nouvelle donne. Mais rapidement, il faudra qu'il incarne tout un continent avec charisme si l'on ne veut pas qu'à peine créé, ce rôle soit disqualifié.

Le casting se déroule ces jours-ci et on se dirige vers quatre hommes aux quatre postes clés à Bruxelles. Faudrait-il une femme à la tête du Conseil ?

Il est encore temps pour faire aussi émerger des femmes dans ce monde très masculin des institutions européennes. Une femme ou un homme... ce qui compte, c'est sa conviction pour faire avancer l'Europe et sa compétence. Il ou elle doit bénéficier de la confiance des chefs d'État et de gouvernement et donner une visibilité à l'Europe par son action et par sa parole.

Il règne une certaine opacité autour de cette désignation. Quelqu'un de fort peut-il émerger de cette façon ?

Effectivement, c'est l'impression que cela donne mais il est évident que quelqu'un de bien peut émerger. Il faut le souhaiter. À terme, c'est au suffrage universel que devra être désigné le président de l'Europe. Et cela n'enlèvera rien, contrairement à ce que l'on entend, à la légitimité des chefs des États-nations.

L'Europe est-elle assez ambitieuse politiquement selon vous ?

Je redis ici ma conviction : il faut aller beaucoup plus loin vers les États-Unis d'Europe. Il faut réaliser le rêve de Victor Hugo. J'ai la conviction que la crise sans précédent que nous traversons nous oblige à redéfinir une Europe à visage humain qui nous rende plus fort à l'échelle de la planète. La chute du mur de Berlin fut une étape décisive pour la réunification de l'Europe. C'est cette histoire qu'il faut maintenant accélérer en engageant un processus pour créer les États-Unis d'Europe.

Croyez-vous que Nicolas Sarkozy veuille d'un président fort à Bruxelles ?

S'il craint qu'un président fort à Bruxelles lui fasse de l'ombre, il a tort. C'est parce que l'Europe sera plus forte que chaque pays d'Europe le sera. L'histoire à écrire est plus grande que nous et les itinéraires personnels sont à mettre au service de cette histoire et pas l'inverse.

La gauche européenne a salué le travail de Nicolas Sarkozy durant la présidence française de l'Union. Êtes-vous d'accord pour dire que le chef de l'État a replacé la France au cœur de l'Europe ?

Ce n'est pas lui qui a remis la France au cœur de l'Europe. La France a toujours été au cœur de l'Europe depuis sa fondation, depuis Jean Monnet. Et les présidents qui se sont succédé y ont contribué. Nicolas Sarkozy n'a fait que maintenir cette position. Il aurait pu faire beaucoup plus en étant notamment à l'offensive sur un problème concret qui a créé beaucoup de malheurs économiques et sociaux en Europe : celui des abus de la spéculation bancaire. Or, sur ce sujet-là, il n'a rien fait ou presque et la France aurait pu, et peut encore, être à l'offensive.

Le gouvernement songe à créer un poste de ministre franco-allemand au mois de janvier. C'est une bonne idée ?

Oui, c'est une bonne idée et d'ailleurs, c'est une proposition que j'avais faite lors de la campagne présidentielle : celle de créer un ministère commun franco-allemand du Développement économique.

Avec le traité de Lisbonne, la France va disposer de deux eurodéputés supplémentaires à Strasbourg. Mais contrairement à beaucoup d'autres pays européens, aucune décision n'a été prise avant les élections européennes sur leur mode de désignation. Qu'en pensez-vous ?

C'est très étrange ! C'est un raté institutionnel qui en dit long sur le peu de considération que le gouvernement actuel porte au Parlement européen.

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mardi 3 novembre 2009

On parle de nous !

Article paru dans les DNA de ce jour :

Débat « Désirs d'avenir »

« Désirs d'avenir Alsace » lance sa première université populaire participative, à Wissembourg. Le mouvement « Désirs d'avenir » a été lancé par Ségolène Royal avant la présidentielle de 2007.

Il continue aujourd'hui à réfléchir sur la situation sociale, politique, économique.

Depuis avril 2009 est né « Désirs d'avenir Alsace », qui organise cette Université populaire participative à Wissembourg, sur le thème « Licenciements, situation des entreprises alsaciennes : quels remèdes pour les salariés ? »

Un thème particulièrement d'actualité dans cet arrondissement où la situation s'est particulièrement aggravée avec la fermeture d'entreprises et la forte hausse du chômage.

Tous les intéressés sont invités à débattre le samedi 7 novembre, entre 18 h et 20 h, au foyer avicole (rue de l'Abattoir), à Wissembourg.

La réunion verra la participation, d'Évelyne Isinger, invitée syndicale CFTC, Hervé Vaultrin, responsable régional des SCOP, Olivier Bitz, conseiller général et adjoint au maire de Strasbourg, et Jean-Louis Bianco, ancien ministre, député PS et président du conseil général des Alpes de Haute-Provence.

Pourquoi les universités populaires participatives ? Parce que le mouvement veut, « avec Ségolène Royal, construire un nouveau projet politique, pragmatique et radical, qui donne espoir et envie ».

Téléchargez l'article au format PDF ICI

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dimanche 1 novembre 2009

« Il faut reconquérir les symboles de la nation »

Source : leParisien.fr

Candidate à la présidentielle de 2007, battue par pour diriger le , continue de faire entendre, au sein de la gauche, une musique particulière.

Vous ne vous êtes pas réjouie du renvoi de Jacques Chirac devant le tribunal correctionnel…

Ségolène Royal. Il est dommage que la justice n’ait pas eu les moyens d’être rendue plus tôt.L’exemplarité doit être la première valeur d’un dirigeant politique. Mais le temps a passé et, pour ne pas altérer l’image de la France ni celle de la fonction présidentielle, je pense que la tranquillité doit être accordée à Jacques Chirac. Cette affaire vient de démontrer l’utilité du juge d’instruction pour que la justice soit la même pour tous.

Vous avez dit être favorable au débat sur l’identité nationale lancé par Eric Besson. Etes-vous prête à y participer ?
C’est un débat dont j’ai repris l’initiative en 2006, comme le prouvent les textes de mes discours qu’on peut lire sur le site Désirs d’avenir. Je n’ai donc pas attendu aujourd’hui pour donner ma vision de cette question centrale.

Pendant la présidentielle de 2007, vous aviez parlé du drapeau tricolore, chanté « la Marseillaise » dans les meetings. Pour vous, l’identité nationale passe par ces symboles forts ?
Il y a beaucoup de choses dans la nation : l’histoire, les valeurs, les symboles, mais aussi l’avenir. L’identité nationale ne se forge pas uniquement dans la fascination du passé. Je n’ai pas cette approche très conservatrice. Mais je crois que l’identité nationale française se réfère essentiellement à la Révolution française, c’est-à-dire la lutte contre les privilèges, la question des libertés, des solidarités, de la fraternité. Ce débat, je ne le crains pas. Car il peut mettre en valeur les clivages entre l’instrumentalisation d’une identité nationale définie de manière restrictive, qui se confondrait avec une forme de nationalisme, et une identité nationale qui, elle, est bien ancrée sur les valeurs républicaines : liberté, égalité, fraternité.

Est-ce une mise en cause de la politique de Sarkozy ?
Bien sûr. Quand une politique creuse les inégalités, cela porte atteinte au ciment de la nation. Ce qui met en cause l’identité nationale, c’est cette politique et sa succession de scandales qui dégradent l’image de la France à l’étranger. Ce sont les conséquences d’une politique au service des privilèges, du népotisme, de politiques fiscales injustes… Garantir l’égalité réelle, voilà le premier fondement de l’identité nationale.

Êtes-vous d’accord pour sanctionner les atteintes au drapeau tricolore et à « la Marseillaise » ?
Il faut reconquérir les symboles de la nation. C’est pourquoi j’ai souhaité faire chanter « la Marseillaise » dans mes meetings, revendiquer le drapeau tricolore qui appartient à tous, pas seulement à la droite. Les socialistes étaient gênés, c’est un comble ! La nation est à l’origine un concept de gauche. Mais je le répète, il est aussi grave et même plus grave de porter atteinte à l’égalité entre les Français que de porter atteinte au drapeau ou à l’hymne national, parfois d’ailleurs parce qu’on est déçu que la nation ne tienne pas sa promesse républicaine. Si M. Sarkozy veut encore faire une loi, je lui propose un vrai sujet : l’égalité entre tous les Français.

La gauche devrait-elle s’emparer de ce débat ?
Le moment choisi par la droite pour lancer ce débat montre que c’est une opération de diversion pour sortir d’une mauvaise passe, alors que les élections régionales se profilent. C’est aussi une tentative de récupérer un certain électorat. Ce qui est condamnable, c’est le moment et la façon dont le débat est lancé. En revanche, la gauche ne doit pas rejeter ce débat, et encore moins le craindre.

La burqa menace-t-elle l’identité nationale ?
La burqa ne doit pas être acceptée sur le territoire français. Faut-il pour autant faire une loi ? Je ne le pense pas. Cela risquerait de susciter un effet provocateur et de multiplier le port de la burqa. Il faut faire attention à ne pas instrumentaliser cela.

Le gouvernement gère-t-il bien le dossier de la souffrance au travail ?
A-t-on déjà vu dans le passé des suicides dus au travail d’une telle ampleur ? Où est la valeur travail prônée par Nicolas Sarkozy ? Il y a une montée dramatique de la précarité dans le monde du travail, une intensification des dégâts du libéralisme et de formes brutales de management, des mutations forcées parce que le dialogue social n’a pas été facilité. On pourrait imaginer un système de bonus-malus pour encourager à investir dans la qualité du travail et du dialogue social. Les entreprises qui investissent dans l’amélioration des conditions de travail pourraient bénéficier de bonus. En fonction du nombre d’accidents du travail ou de maladies professionnelles, d’autres au contraire pourraient avoir un malus. Le système actuel n’est pas assez efficace et incitatif. On pourrait aussi rendre facilement accessibles à tous les rapports des inspecteurs du travail. Et, surtout, faire un plan d’urgence pour la médecine du travail.

Des familles de soldats français tués en Afghanistan en août 2008 portent plainte. Qu’en pensez-vous ?
Il faut avoir le courage de dire qu’il n’y a, hélas ! pas de guerre sans victime. Ce risque est la grandeur et la servitude du métier militaire. Ceux qui s’engagent dans l’armée savent qu’ils risquent leur vie. Mais je comprends le désarroi des familles qui ont perdu un proche.

Comment expliquer que le PS ne soit pas plus haut dans l’opinion, avec le contexte que vous décrivez ?
Il faut le demander aux actuels dirigeants du PS. Ils ont voulu la direction, ils l’ont. C’est donc à eux de faire en sorte que le PS soit beaucoup plus présent dans le débat public, plus à l’offensive sur la défense des valeurs et des propositions.

François Bayrou a révélé cette semaine que vous vous étiez rencontrés pour discuter. Etes-vous prêts à travailler ensemble ?
Je trouve normal que les dirigeants politiques puissent se parler. On a échangé, il m’a fait part de son projet de parlement de l’alternance et je suis bien sûr tout à fait disponible pour travailler avec lui comme avec d’autres.

Vous seriez prête aussi à rencontrer Dominique de Villepin qui appelle à une « alternative républicaine » ?
Je ne veux pas réduire ma démarche politique à des rencontres individuelles même si je suis attentive à tous ceux qui se dressent contre les dérives d’une droite dure.

On a parlé de votre solitude, des rangs qui s’éclaircissent autour de vous…
Il ne faut pas confondre solitude et liberté. Ceux qui disent cela n’ont pas compris que la politique évoluait. Je suis une femme bien ancrée dans sa famille politique mais en même temps une femme libre qui a la capacité de fédérer autour d’elle des hommes et des femmes qui viennent débattre sur des sujets de fond et travailler sur des propositions pour la France. Quel autre leader politique a une équipe capable d’animer toutes les trois semaines des universités populaires qui rassemblent plusieurs centaines de personnes, comme nous le faisons avec Désirs d’avenir ? C’est ma façon de faire de la politique, en plus de mes responsabilités d’élue à la tête de la région Poitou-Charentes pour en faire une région exemplaire dans le domaine de l’excellence environnementale et de la création d’entreprises, sans augmenter les impôts.

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